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Vatican News
Manifestation contre le régime de Nicolas Maduro le 23 janvier 2019 à Caracas. Manifestation contre le régime de Nicolas Maduro le 23 janvier 2019 à Caracas.  (ANSA)

Le Pape suit attentivement la situation au Venezuela

Alors que ce pays d’Amérique latine affronte une grave crise politique, le Pape François, depuis le Panama où il participe aux Journées mondiales de la Jeunesse, affirme sa solidarité avec la population vénézuélienne.

«En visite à Panama, le Pape François a pris connaissance des nouvelles en provenance du Venezuela. Le Saint-Père suit de près l’évolution de la situation et prie pour les victimes et pour tous les Vénézuéliens. Le Saint-Siège appuie tous les efforts visant à éviter que d’autres souffrances ne soient infligées à la population», a déclaré Alessandro Gisotti, le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège.

Le pays, plongé dans une grave crise politique et économique qui s’est amplifiée ces derniers mois, vit depuis hier une situation inédite avec deux présidents qui revendiquent le pouvoir. Réélu il y a quelques mois au terme d’un scrutin très contesté, le chef de l’État sortant Nicolas Maduro est encore soutenu notamment par la Russie, la Turquie, Cuba, le Mexique et la Chine.

Le président de l’Assemblée Nationale Ivan Guaido, jeune leader libéral de 34 ans, s’est lui autoproclamé chef de l’État lors d’une grande manifestation de l’opposition hier. Il a été reconnu notamment par les États-Unis, le Canada, la France, la Colombie et le Brésil. Il promet l’organisation d’un nouveau scrutin, qui semble toutefois difficile à garantir dans le court terme compte tenu de l’état de déliquescence des institutions.

Nicolas Maduro a annoncé la rupture des relations diplomatiques de son gouvernement avec les États-Unis et exigé le départ de l'ensemble du personnel de l'ambassade américaine dans un délai de 72 heures. Washington a rejeté cet ultimatum, ne considérant plus le dirigeant socialiste comme un interlocuteur légitime.

Cette situation politique confuse, alimentée par les divisions internes aux forces armées, font planer un risque de guerre civile sur ce pays qui fut autrefois très riche compte tenu de la manne pétrolière.

24 janvier 2019, 19:29