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Le sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz, sur les hauteurs d'Oran Le sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz, sur les hauteurs d'Oran 

Martyrs d'Algérie: pour le Pape, les persécutions ne sont pas une réalité du passé

Le Pape a écrit une lettre au cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints qui son envoyé spécial à Oran pour la béatification prochaine de Mgr Pierre Claverie et de ses compagnons, martyrs d’Algérie.

Le cardinal sera accompagné d’une petite délégation composée de Mgr Jean Landousies, responsable de la section française de la Secrétairerie d’Etat, –qui a personnellement connu chacun des futurs bienheureux-, et de don Marco Marchetti, de la nonciature apostolique à Alger. Le préfet présidera la messe de béatification ce samedi 8 décembre au sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz, situé sur les hauteurs d’Oran.

Le martyre à la suite du Christ

Dans sa lettre, le Pape écrit en latin: «Le même Jésus, Fils de Dieu, qui a souffert la persécution et une mort cruelle sur la croix sans avoir commis aucune faute», l’avait prédit à ses disciples : «Nul serviteur n’est plus grand que son maitre. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15, 20). Ces paroles, explique encore le Souverain Pontife, continuent à être confirmées dans diverses régions et de diverses façons, nous montrant ainsi que «les persécutions ne sont pas une réalité du passé, parce qu’aujourd’hui également, nous en subissons, que ce soit d’une manière sanglante, comme tant de martyrs contemporains, ou d’une façon plus subtile, à travers des calomnies et des mensonges» (Gaudete et Exsultate, 94).

Foi, amour et pardon

«L’Eglise a toujours nourri une dévotion particulière pour les martyrs qui ont témoigné leur foi et leur amour pour le Seigneur Jésus, jusqu’à verser leur sang», à l’exemple de ces 19 martyrs en terre algérienne qui ont donné leur vie, confiants dans les paroles de Jésus : «Tout pouvoir m’a été donné, au Ciel et sur la terre (…) Et moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde» (Mt 28, 18.20). Le Pape François demande donc au cardinal Becciu de transmettre son «salut fraternel aux fidèles des autres religions et à toutes les personnes de bonne volonté». Ces bienheureux, conclut-il, ont pardonné à leurs assassins, en montrant qu’ils aimaient plus la vie éternelle, et maintenant, «ils trouvent ce qu’ils ont aimé, et ils l’auront bien plus abondamment encore à la résurrection des morts» (Saint Augustin, Sermon CCCII, 7).

05 décembre 2018, 15:07