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Le Pape François s'adressant aux fidèles avant la prière de l'Angélus Le Pape François s'adressant aux fidèles avant la prière de l'Angélus  (Vatican Media)

Angélus : l’Avent, temps de vigilance et de prière orienté vers Jésus

La signification du temps de l’Avent était le thème du message prononcé par le Pape François avant la récitation de l’Angélus, en ce dimanche marquant le début d’un nouveau temps liturgique.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

L’Avent, un temps d’attente de la fête de Noël ? Pas seulement, a expliqué le Pape François aux fidèles rassemblés sous les fenêtres du Palais Apostolique. L’Avent est aussi une invitation à «réveiller l’attente du retour glorieux du Christ, en nous préparant à la rencontre finale avec Lui par des choix cohérents et courageux». Autrement dit, il est temps «d’élever le regard et d’ouvrir le cœur pour accueillir Jésus».

Dans l’Évangile de ce premier dimanche de l’Avent, tiré de saint Luc, Jésus tient un discours eschatologique dans lequel il invite à ne pas «se laisser accabler par un style de vie égocentrique et par les rythmes convulsifs de nos journées». Une véritable appel à «sortir d’un mode de vie résigné et routinier» pendant les quatre prochaines semaines, a déclaré le Saint-Père.

Vigilance et prière, en se détournant du consumérisme

Mais la demande du Christ qui doit rester le fil conducteur de ce temps de l’Avent, c’est celle-ci : «Restez éveillés et priez en tout temps» (Lc 21,36). La vigilance consiste à regarder «hors de soi-même, en élargissant l’esprit et le cœur pour s’ouvrir aux nécessités des frères et au désir d’un monde nouveau», un désir porté par «tant de peuples martyrisés par la faim, par l’injustice et par la guerre». La vigilance tire ainsi de la torpeur, de ce «rêve intérieur», selon l’expression du Pape, qui «naît du fait de tourner toujours autour de nous-même et de rester bloqués dans la fermeture de notre propre vie avec ses problèmes, ses joies et ses douleurs».

Le deuxième devoir du chrétien en marche vers Noël, c’est la prière. «Il s’agit de se lever et de prier, en tournant nos pensées et notre cœur vers Jésus qui vient», a précisé le Saint-Père. «On se lève quand on attend quelque chose ou quelqu’un. Nous, nous attendons Jésus et nous voulons l’attendre dans la prière, qui est étroitement liée à la vigilance», a-t-il poursuivi, avant de mettre en garde contre un danger : «si nous pensons à Noël sous un angle consumériste», en ne pensant qu'aux achats, alors «Jésus passera et nous ne le trouverons pas». 

Dieu reste fidèle

Cette «attente priante» s’oriente vers un horizon qu’indiquent «les voix des prophètes», d’après le Pape François. Aujourd’hui, dans la première lecture, le prophète Jérémie «parle au peuple durement éprouvé par l’exil et qui risque de perdre sa propre identité». Un avertissement valable pour nous-mêmes, qui «risquons de nous mondaniser» et de «paganiser le style chrétien», a prévenu le Saint-Père. La Parole de Dieu et la Vierge Marie viennent alors à notre secours. Le Pape François a invoqué la Mère du Sauveur pour qu’elle vienne «renforcer notre espérance» et «nous faire expérimenter qu’à travers le tourment de l’histoire, Dieu reste fidèle et se sert aussi des erreurs humaines pour manifester sa miséricorde».

 

 

02 décembre 2018, 11:37