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Le Pape François lors de l'Angélus. Le Pape François lors de l'Angélus.  (ANSA)

Angélus: «La grâce de Dieu se présente souvent de manière surprenante»

Avant la prière de l’Angélus ce dimanche 8 juillet, le Pape François est revenu sur l’incrédulité que les enseignements de Jésus provoquèrent chez ses contemporains, développant une méditation sur les manières «souvent surprenantes», par lesquelles Dieu peut se manifester.

S’appuyant sur l'Évangile du jour (Marc 6, 1-6), le Pape a rappelé comment les habitants de Nazareth passèrent de l’émerveillement à l’incrédulité à l’écoute des enseignements du Christ. Un changement d’attitude qui s’est opéré dès lors qu’ils apprirent que celui qui prêchait n’était que ce «simple charpentier, fils de Marie» qu’ils avaient vu grandir.

Pour ces Galiléens, Jésus est d’abord charpentier, «il n'a pas étudié», mais pourtant «il prêche mieux que les scribes et fait des miracles», souligne François, didactique. Hélas, poursuit le Pape, «au lieu de s'ouvrir à la réalité, les habitants de Nazareth sont scandalisés, car selon eux, Dieu est trop grand pour s'abaisser à parler par la voix d’un homme aussi simple».

Jésus devient alors pour eux «le scandale de l'Incarnation», «l'événement choquant d'un Dieu fait chair, qui pense, travaille, agit, aime, mange et dort comme un homme»...

«Le Fils de Dieu bouscule tous les schémas humains: ce ne sont pas les disciples qui lavèrent les pieds du Seigneur, mais le Seigneur qui lavait les leurs», devenant ainsi cause de scandale et d'incrédulité, affirme le Saint-Père, «à toutes les époques, même aujourd'hui».

Ce renversement fait par Jésus nous engage donc tous aujourd’hui «à une vérification personnelle et communautaire», car il peut arriver à tous de nourrir des préjugés qui nous empêchent de saisir la réalité. Et c’est justement le Seigneur qui invite à adopter au contraire une attitude d'écoute humble et d'attente docile, «car la grâce de Dieu se présente souvent de manière surprenante, qui ne correspond pas à nos attentes». «Dieu ne se conforme pas aux préjugés», a insisté le Souverain pontife depuis la fenêtre du Palais apostolique.  

L’importance de la foi prend ici tout son sens. Pour le Saint-Père, «beaucoup de baptisés vivent comme si le Christ n'existait pas, répétant les gestes et les signes de la foi, sans parvenir à  une réelle adhésion à la personne de Jésus et de son Évangile», a-t-il déploré, souhaitant de tout son cœur que Dieu parvienne «à dissoudre en chacun la dureté de cœur et l’étroitesse des esprits».

 

       

08 juillet 2018, 11:59