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22 millions de Vénézuéliens votent pour élire leur président, dimanche 20 mai 2018. 22 millions de Vénézuéliens votent pour élire leur président, dimanche 20 mai 2018.  (ANSA)

Présidentielle au Venezuela: le Pape François s’adresse aux autorités

En ce jour de scrutin présidentiel au Venezuela, le Pape François a prononcé quelques mots à l’adresse des autorités de ce pays, après la prière du Regina Coeli, dimanche 20 mai 2018.

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«Je souhaite à nouveau adresser une pensée particulière à mon cher Venezuela» a entamé le Saint-Père au moment où 20 millions de Vénézuéliens sont appelés aux urnes. «Je demande au Saint-Esprit de donner la sagesse à tout le peuple vénézuélien et à ses dirigeants, pour rencontrer le chemin de paix et d'unité. Je prie aussi pour les prisonniers qui sont morts hier», a-t-il déclaré.

Un scrutin «illégitime»

Après une campagne sans grand enthousiasme, marquée par des contestations réprimées dans le sang -125 morts durant l’année 2017-  le scrutin présidentiel du 20 mai est boycotté par les quatre principaux partis d’opposition et non reconnu par une majorité de la communauté internationale. Les Etats-Unis, l'Union européenne et le groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes, qui dénonce la radicalisation du gouvernement de Caracas, rejettent ce scrutin qu'ils jugent ni démocratique, ni libre, ni transparent.

La prise de position des évêques

Les évêques du pays se sont également fermement opposés à la tenue de cette élection.

 «La convocation de ces élections a été faite avec beaucoup d’anticipation, par avantages et intérêts politiques» et «elle est illégitime pour l’institution qui l’a convoquée». C’est ainsi que la présidence de la conférence épiscopale du Venezuela était intervenue dans un communiqué signé par Mgr Jose Luis Azuaje Ayala, l’évêque de Barinas, le 15 mai.

Une spirale de conflits

Les évêques y dénonçait la situation dramatique dans le pays. «Jour après jour, nous sommes en train d’entrer dans une spirale de conflits qui trouvent leur propre racine dans la crise généralisée qui se vit dans le pays, une crise qui frappe durement les personnes et les familles les plus vulnérables : les pauvres, les paysans, les ouvriers, les malades, les anciens, les indigènes et les mineurs. Mais ces catégories ne sont pas les seules à souffrir», remarquaient-ils.

20 mai 2018, 12:30