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Loppiano, situé dans la campgane toscane, "laboratoire de vie" des Focolari Loppiano, situé dans la campgane toscane, "laboratoire de vie" des Focolari 

Loppiano, "citadelle prototype" des valeurs évangéliques

Le Pape a été accueilli jeudi matin à Loppiano, cité fondée en 1964 où vivent 850 personnes, modèle économique et social basé sur la communion et la fraternité. La première cité-pilote des Focolari qui en compte vingt-cinq dans le monde.

Olivier Bonnel-Cité du Vatican


Après son étape à Nomadelfia, le Pape François s'est rendu à Loppiano, situé au coeur de la campagne toscane, entre Florence et Arezzo. C'est là qu'est née en 1964 la première "cité internationale" des Focolari. Une ville-pilote dont la règle de vie est de vivre la fraternité selon l'Evangile. Cette ville est le "prototype" des 24 autres cités présentes dans le monde sur le même modèle, a rappelé Maria Voce, la présidente du mouvement des Focolari, dans son discours d'accueil du Saint-Père.

Aujourd'hui, ces villes pas comme les autres sont présentes sur tous les continents, aux Etats-Unis, en Argentine, aux Philippines, au Cameroun, au Brésil ou encore en France, à Bruyères-le-Châtel, au sud de Paris. A Loppiano vivent environ 850 personnes de 65 nationalités. 

Cette citadelle «est un laboratoire de vie, un terrain de jeu où nous nous entraînons à construire l'unité dans la diversité» a expliqué Maria Voce. Cette diversité se retrouve dans les différentes composantes de ce lieu unique. Il y a d'abord les familles et les jeunes, dont certains ont reçu un appel à consacrer leur vie à Dieu. Des "volontaires de Dieu", laïcs qui viennent du monde entier se former à être des artisans de paix.

Des centres de formation intellectuelle


A Loppiano Les Focolari ont également crée fin 2007 l'Institut Universitaire Sophia, avec l'appui du Saint-Siège. Une université qui forme 450 étudiants et dont l'objectif est la formation au dialogue et à l'interculturalité. L'un de ses objectifs, a rappelé Maria Voce est de "poser de solides bases accadémiques à la culture de l'unité".

Cette cité-pilote est aussi devenu un pôle économique régional où se retrouvent près de 200 entreprises qui adhèrent à une vision de l'"économie de communion". Ce courant économique a été lancé en 1991 par les Focolari, après un voyage de Chiara Lubich au Brésil. Constatant que les pratiques de partage des membres du mouvement ne suffisaient pas aux immenses besoins des personnes animées par leur esprit de fraternité, la fondatrice du mouvement propose l'installation d'entreprises qui partageront une part de leurs bénéfices, et donneront la priorité à la relation, tendant à la réciprocité.


Laudato Si au cœur du projet


Loppiano abrite également une coopérative agricole, créée en 1973 afin de prendre soin des terres agricoles alentour qui étaient abandonnées. «Si aujourd'hui, la citadelle, avec ses champs, ses terres cultivées selon un processus biologique, ses routes et ses maisons, son eau courante pour tous , chante son "Laudato Si" au Créateur,  a souligné Maria Voce, elle le doit au courage de ses pionniers, à ces premières familles qui ont tout lâché pour venir construire, spirituellement et concrètement cette petite cité »

Loppiano est enfin un lieu où l’expression artistique est encouragée : plusieurs ateliers musicaux ou d’art plastique y ont été créés. Près de 35 000 visiteurs se rendent dans cette citadelle chaque année, pour y passer quelques jours ou parfois seulement quelques heures.

«Notre désir est que celui qui visite ce lieu trouve une famille, une maison et une mère : Marie» a conclu Maria Voce dans son discours d’accueil au Saint-Père. «C’est elle qui forme toute expression de la vie sociale du mouvement des Focolari, c’est elle que nous voulons faire régner sur cette cité». Une cité qui se nomme aussi Mariapoli, « la ville de Marie ».

 

 

10 mai 2018, 10:49