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Vatican News
2018-02-19 udienza ai ragazzi romeni aiutati dalla ONG FDP protagonisti nell'educazione 2018-02-19 udienza ai ragazzi romeni aiutati dalla ONG FDP protagonisti nell'educazione  (Vatican Media)

Le dialogue du Pape François avec des enfants roumains

La Salle de presse du Saint-Siège a diffusé le 19 février le contenu d’un dialogue entre le Pape François avec une trentaine d’enfants roumains pris en charge par une association liée au charisme de don Giussani, le fondateur du mouvement Communion et Libération.

Alessandro di Bussolo – Cité du Vatican

Le 4 janvier dernier, le Pape François a reçu trente enfants roumains, à risque d’exclusion sociale, aidés par une association italienne, pour un dialogue plein de tendresse durant lequel le Saint-Père a répondu à six questions posées par les enfants.

La maman fragile qui n’accepte pas l’enfant

Un jeune d’à peine plus de 20 ans demande au Pape : «Pourquoi ma maman ne m’accepte pas ? Elle m’a abandonné dans un orphelinat et je l’ai retrouvée à 21 ans, mais elle ne se comportait pas bien avec moi et je m’en suis allé.» Le Pape confie avoir pleuré en lisant sa lettre, et il explique que le problème n’est pas la culpabilité des adultes, mais leurs grandes fragilités, «dues dans votre cas à tellement de misère, à tellement d’injustices sociales qui écrasent les petits et les pauvres, et aussi à beaucoup de pauvreté spirituelle». Une pauvreté qui endurcit les cœurs et provoque une chose qui semble impossible, qu’une mère abandonne son propre enfant. «Ta maman t’aime mais ne sait pas comment l’exprimer», poursuit François. «Elle ne peut pas parce que la vie est dure, elle est injuste. Je te promet de prier pour qu’un jour elle puisse te faire voir cet amour. Il ne faut pas être sceptique : aie de l’espérance.»

Dans votre douleur, Dieu amène l’étreinte de la guérison

Le Pape parle d’adultes fragile et évoque aussi les parents qui aiment seulement les enfants en bonne santé, et non pas ceux malades ou avec des problèmes. Ils n’ont pas été aidés, a-t-il expliqué. Ils n’ont pas trouvé un ami qui leur apprenne à grandir et à se fortifier pour vaincre cette fragilité. Les enfants doivent donc trouver la force d’aider leurs parents à grandir.

Mais il y a aussi des “pourquoi” sans réponse, comme dans cette question posée au Pape : «Pourquoi nous, nous avons subi ce sort ?» «Nous, nous pouvons seulement regarder, écouter, souffrir et pleurer, Dieu seul peut donner une réponse.»

Dieu, «face à tant de situation mauvaises dans lesquels nous pouvons nous trouver depuis que nous sommes petits, veut les guérir, les soigner. Vous l’avez expérimenté. Le “pourquoi” est une rencontre qui guérit de la douleur, de la maladie, de la souffrance, et donne l’étreinte de la guérison. Mais c’est un “pourquoi” pour l’après, au début on ne peut pas savoir.»

À l’église nous nous laissons “travailler” par l’amour de Dieu

Au jeune qui lui demande pourquoi aller à l’église, si quand nous sortons, nous commettons aussitôt des fautes et des péchés, comme nous qui nous disputons souvent entre amis, le Pape répond que dans l’église nous nous mettons devant Dieu comme nous sommes, sans maquillage. Nous devons dire, en entrant à l’église : «Me voici, Seigneur. Tu m’aimes et moi je suis pécheur. Aie pitié de nous. Jésus nous dit que si nous faisons comme ça, nous revenons à la maison en étant pardonnés. Nous ne sommes pas toujours égaux, mais nous sommes “travaillés”. Dieu nous travaille le cœur» et Son amour prend la place de notre égoïsme.

Le Seigneur veut nous emmener tous au Paradis

Face à un enfant qui demande si son jeune ami mort l’an dernier ira au Paradis, parce qu’un prêtre orthodoxe lui a dit qu’il est mort pécheur, François répond que «Dieu veut tous nous emmener au Paradis». Il est toujours en chemin pour trouver la brebis perdue, et Il ne s’effraie pas. «Quand Il nous trouve, même si nous sommes abandonnés de tout et de la vie, Lui, Il nous étreint et nous embrasse.» 

Enfin, le Pape console la maman qui se sent seule et se demande si elle a bien fait de laisser sa petite en garde, même si «nous nous voyons souvent». La garde peut être une aide, reconnaît François, dans certaines situations difficiles. «Je te conseille de ne pas te fermer, de chercher la compagnie de la communauté chrétienne. Jésus est venue former une nouvelle famille, sa famille, où personne n’est seul, et où nous sommes tous frères et sœurs, enfants de notre Père du ciel et de la Mère que Jésus nous a donné, la Vierge Marie.»

(Traduction de l'italien par Cyprien Viet)

20 février 2018, 12:20