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Image d'archives. Un véhicule de l'armée française dans le nord du Burkina Faso, en novembre 2019. Image d'archives. Un véhicule de l'armée française dans le nord du Burkina Faso, en novembre 2019.   (AFP or licensors)

Le Pape exprime sa compassion pour le Burkina Faso

Près de 140 civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans le nord du pays, à Solhan, dans la province du Yagha, près du Mali. Il s’agit de l'attaque la plus meurtrière enregistrée dans ce pays depuis le début des violences jihadistes en 2015.

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Au terme de la prière de l'Angélus, le Pape François a exprimé sa proximité avec la population du Burkina Faso, pays de plus de 20 millions d'habitants autrefois considéré comme un îlot de relative stabilité au Sahel, mais qui affronte depuis six ans une série d'attaques terroristes dont la plus grave s'est produite hier. 

«Je désire assurer de ma prière pour les victimes du massacre survenu la nuit de vendredi à samedi dans un village du Burkina Faso», a déclaré l'évêque de Rome, qui a assuré de sa proximité pour les proches des victimes et pour «l'entier peuple burkinabè qui est en train de beaucoup souffrir à cause de ces attaques répétées. L'Afrique a besoin de paix et non de violence», a-t-il martelé.

L'attentat le plus meurtrier depuis le début des troubles

Le Nord du Burkina Faso a été frappé dans la nuit de vendredi à samedi par deux attaques dont l'une a fait au moins 138 morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences jihadistes en 2015. Sept enfants figurent parmi les victimes de ce massacre, et plusieurs dizaines de blessés sont à déplorer.

Selon l’AFP, l’attaque avait d'abord visé vers 2h du matin le poste des "Volontaires pour la défense de la Patrie", les VDP, des supplétifs civils de l'armée. Les assaillants ont ensuite visité les maisons et procédé à des exécutions. Des habitations et le marché de la ville ont été incendiés.

Le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a condamné vivement cette «attaque horrible» et il a souligné «la nécessité urgente que la communauté internationale renforce son soutien à l'un de ses membres dans son combat contre la violence extrémiste et son bilan humain inacceptable».

Un contexte de guerre larvée, dans un territoire difficile à maîtriser

Vendredi soir, dans un village de la même région, Tadaryat, un autre attentat a couté la vie à 14 personnes. Ces attaques ont été commises dans la zone dite "des trois frontières" entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de jihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique contre des civils et des militaires.

Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques jihadistes, les forces armées ont lancé une opération d'envergure dans les régions du Nord et du Sahel. Malgré l'annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1400 morts et plus d'un million de personnes déplacées, fuyant les zones de violences.

Un deuil national de 72 heures à été décrété par les autorités burkinabè, depuis le samedi 5 juin jusqu’au lundi 7 juin.

(Avec AFP)


05 juin 2021, 16:23