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Les familles ont besoin d'être soutenues affirme le rapport de Family International Monitor Les familles ont besoin d'être soutenues affirme le rapport de Family International Monitor 

Famille et pauvreté : la nécessaire intervention de l’État

Le Family International Monitor (l’Observatoire international de la famille) a mené une large enquête qui démontre le rôle de la famille pour éviter de tomber dans la pauvreté. L’étude comprend deux volets, l’un sur la pauvreté relationnelle et l’autre sur la pauvreté économique et structurelle.

Vatican News

Cet observatoire, créé il y a trois ans par le Cisf, l’Institut Jean-Paul II et l’université catholique San Antonio de Murcie, a consacré ses travaux sur les liens entre famille et pauvreté. Selon Francesco Belletti, directeur scientifique du Family Monitor, ils ont révélé que «les relations familiales jouent dans la qualification de la condition de pauvreté des personnes et dans la promotion de leur résilience face à des conditions difficiles, en accordant également une attention particulière aux systèmes de relations étendues autour des familles, ainsi qu'à des dynamiques plus macro-sociales telles que les liens sociaux de communauté ou de voisinage, la cohésion sociale et la solidarité des relations courtes».

Cette étude mondiale porte sur quatre domaines thématiques utilisant notamment des données des Nations unies et de la Banque mondiale. Un rapport national a été rédigé pour chaque pays étudié et s’intéresse donc à la famille comme acteur économique, éducatif, comme sujet de soins et de réciprocité et sujet de citoyenneté active.

Les familles, lieu de résilience

Selon l’Observatoire, «les relations familiales font la différence, et leur résistance ou leur fragilité génèrent des résultats très différents. En particulier, les données sont apparues avec une grande clarté pour les familles particulièrement vulnérables du point de vue socio-économique : ici, la force des relations familiales est un facteur décisif pour éviter de tomber sous le seuil de pauvreté.»

L’enquête démontre également l’importance des réseaux relationnels étendus et le fait de dépasser le simple cadre de la «famille nucléaire» comme seul cadre de définition. Dans nombre de cas, ces relations englobent la famille mais aussi le voisinage, les amitiés, les associations et la solidarité.

Au sein des familles, des inégalités existent. Les membres les plus forts apparaissent être les hommes adultes, les plus faibles sont les femmes, les mineurs et les personnes âgées. Cette configuration est renforcée quand le niveau socio-culturel est bas.

Les États doivent soutenir les familles

Pour contrer ces inégalités, l’étude préconise une intervention de l’État sous forme de politiques redistributives, telles que la protection juridique des femmes dans le mariage et des mineurs dans la famille. Par ailleurs, certaines formes de familles sont plus fragiles que d’autres, comme les familles monoparentales, les familles dont les parents sont adolescents ou les familles nombreuses. Là encore, des politiques sociales garanties par les États pourraient remédier à cette vulnérabilité. Et il y a urgence à agir : les inégalités socio-économiques ont augmenté dans tous les contextes nationaux étudiés au cours des vingt dernières années.

 

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30 avril 2021, 08:30