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La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, lors de la présentation des États généraux de la Laïcité, le 20 avril 2021 à Paris. La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, lors de la présentation des États généraux de la Laïcité, le 20 avril 2021 à Paris.  (ANSA)

En France, des "États généraux de la laïcité" controversés

L’épineuse question de la laïcité fait à nouveau débat en France. Sous l'impulsion du président Emmanuel Macron, le gouvernement a lancé cette semaine des États généraux consacrés à ce sujet.

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Organisés en parallèle à l’examen au Sénat de la loi controversée sur «le séparatisme et les principes républicains», ces États généraux de la laïcité sont censés durer trois mois. Ils verront intellectuels de tous bords débattre lors d’ateliers et conférences. Pour le moment, les responsables des cultes, eux, n’ont pas été conviés.

L’objectif affiché du gouvernement est de mener un débat apaisé, au-delà des polémiques pesantes presque quotidiennes qui animent le paysage médiatique français sur ce sujet. 

Ce principe de laïcité, pas «seulement juridique, mais aussi philosophique et politique», fait aujourd’hui  l’objet de remises en cause» et d’«entorses», a par exemple affirmé Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, plaidant pour se donner «de nouveaux outils pour lutter contre les phénomènes d’entrisme, contre le prosélytisme abusif».

En filigrane, certains dénoncent pourtant «une instrumentalisation» de la laïcité, et critiquent un glissement vers une interprétation très stricte de cette notion pourtant phare depuis 1905.

Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, directeur de la revue d’idées Esprit, nous livre son regard sur toutes ces querelles qui se cristallisent autour de la laïcité dans le débat public en France.

Entretien avec Jean-Louis Schlegel
24 avril 2021, 08:00