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Dauphins dans la mer au large des Cornouailles, en décembe 2020 Dauphins dans la mer au large des Cornouailles, en décembe 2020 

La captivité des dauphins, phénomène qui peine à disparaître à travers le monde

S’ils ne sont pas en danger d’extinction, les dauphins sont encore nombreux à peupler des parcs animaliers dans des conditions inadaptées à leur état d’animal sauvage. Des progrès ont été fait pour leur protection ces dernières années, mais ils restent timides, comme nous l’explique Christine Grandjean, présidente et fondatrice de l’association “C’est assez”.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Une lueur d’espoir pour les dauphins et leurs défenseurs? Le 29 septembre dernier, Barbara Pompili, ministre française de la Transition écologique, annonçait une série de mesures pour le bien-être animal, parmi lesquelles «la fin de la présence d’orques et dauphins dans des delphinariums inadaptés» et «l’arrêt de la reproduction des cétacés captifs». Ces annonces ont été vue d’un bon œil par les associations de protection des animaux, mais n’ont pas encore été suivies de mesures concrètes. «Rien n’a changé», constate Christine Grandjean est présidente et fondatrice de l’association “C’est assez”, consacrée à la protection des dauphins et des autres cétacés dans le monde. Il existe actuellement trois delphinariums en France métropolitaine - dans l'Oise, en Loire-Atlantique, et à Antibes. Ils restent appréciés des visiteurs, qui viennent avant tout pour offrir une distraction à leurs enfants. Mais le public est aujourd’hui davantage conscient de la souffrance endurée par les mammifères marins en captivité, et les enfants eux-mêmes le comprennent bien lorsqu’ils y sont sensibilisés à l’école, explique Christine Grandjean.

Des lieux dédiés à l’accueil des dauphins

À travers le monde, les dauphins se comptent par milliers. L’évolution des effectifs n’a rien d’alarmant. La plupart de ces mammifères marins vivent à l’état sauvage, mais les parcs où ils sont dressés pour divertir le public sont encore nombreux, notamment en Asie.

Christine Grandjean évoque aussi les progrès réalisés ces dernières années: législations favorables à la protection des cétacés, comme au Royaume-Uni; projets de sanctuaires pour accueillir dauphins sauvés de l’exploitation, comme à Lipsi, une île grecque proche des côtes turques. La présidente de l’association “C’est assez”, consacrée à la protection des dauphins nous explique d’abord comment fonctionneront ces sanctuaires.

Entretien avec Christine Grandjean
08 janvier 2021, 09:26