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Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 13 août 2020 Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 13 août 2020 

Israël et les Emirats arabes unis font un pas l'un vers l'autre

Un accord historique, annoncé le 13 août par les États-Unis, prévoit l'établissement de relations diplomatiques entre l'État hébreu et Abou Dhabi, en échange de l'abandon d'annexion d'une partie des territoires palestiniens.

Ce rapprochement spectaculaire entre Israël et les Émirats Arabes Unis a été annoncé par les États-Unis, «parrains» de ce processus. Lors d’une conférence de presse jeudi soir, Donald Trump a remercié le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane pour leurs qualités de «leaders». Le premier ministre israélien a salué quant à lui «une nouvelle ère qui commence dans les relations entre Israël et le monde arabe».

Après l’Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994, les Émirats Arabes Unis sont en passe de devenir le troisième pays arabe à signer un accord de paix avec l’État hébreu, même si le pays du Golfe n’a jamais été en guerre contre Israël. Si ce rapprochement doit permettre à terme l’ouverture d’ambassades dans chacun des deux pays, les liens s’étaient renforcés ces dernières années entre Tel Aviv et Abu Dhabi, notamment en terme de coopération sécuritaire. En contrepartie de cet accord, Israël a été invité à renoncer au plan d’annexion des territoires palestiniens telle que prévue par Washington. Un projet qui est néanmoins suspendu mais pas enterré, a tenu à souligner Benyamin Netanyahou.

Des réactions contrastées

L’accord, qui n’est pas encore formel, mais que le président américain espère voir signé d’ici trois semaines, a sans surprise suscité de nombreuses réactions. Beaucoup y voient un facteur de stabilité au Moyen Orient. Il s’agit d’«une contribution importante à la paix» dans la région, selon l’Allemagne, qui préside actuellement l’Union Européenne. La France s'est quant à elle félicitée de l'accord et de la «décision prise dans ce cadre» par Israël de «suspendre l'annexion de territoires palestiniens». Le Secrétaire-général de l’ONU Antonio Gutteres a pour sa part souligné que cet accord peut être «une occasion pour les dirigeants israéliens et palestiniens de reprendre des négociations substantielles, débouchant sur une solution à deux États conformément aux résolutions onusiennes en la matière ».

D’autres, à commencer par l’autorité palestinienne, ou la Turquie, évoquent une «trahison » de la cause palestinienne. L’Iran pour sa part, ennemi stratégique d’Israël comme des Émirats dans la région, a dénoncé pour sa part la « stupidité stratégique d'Abou Dhabi et de Tel-Aviv qui renforcera sans aucun doute l'axe de résistance dans la région ».

14 août 2020, 11:49