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Le Nil bleu à travers le Grand Barrage de la Renaissance près de Guba en Éthiopie. Le Nil bleu à travers le Grand Barrage de la Renaissance près de Guba en Éthiopie.   (AFP or licensors)

Le barrage de la Renaissance sur le Nil, source de tensions régionales

L'Ethiopie a indiqué ce samedi 27 juin qu'elle entendait commencer à remplir le réservoir de son gigantesque barrage sur le Nil "dans les deux prochaines semaines", tout en s'engageant à essayer de conclure un accord définitif avec l'Egypte et le Soudan pendant cette période, sous l'égide de l'Union africaine.

Avec agences

Le communiqué publié samedi matin par le bureau du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed vient contredire en partie les déclarations vendredi soir des dirigeants égyptien et soudanais assurant que l'Ethiopie avait accepté de surseoir à la mise en eau de son barrage jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé.

Le Grand barrage de la Renaissance, qui doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique, avec une capacité de production de plus de 6.000 mégawatts, est source de vives tensions régionales.

Si l'Ethiopie voit le barrage de 145 mètres de haut comme essentiel à son développement et à son électrification, le Soudan et l'Egypte craignent qu'il ne restreigne leur accès à l'eau.

L'Egypte, qui considère ce projet comme une menace "existentielle", a appelé la semaine dernière le Conseil de sécurité à intervenir. Une nouvelle réunion du Conseil doit avoir lieu lundi 29 juin.

Vendredi, les dirigeants des trois pays se sont entretenus lors d'une visioconférence organisée et présidée par le chef de l'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de l'Union africaine.

Le Nil, qui coule sur quelque 6 000 km, est une source d'approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d'Afrique de l'Est. L'Egypte tire 97% de ses besoins en eau de ce fleuve.

27 juin 2020, 16:57