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Erbil, capitale du Kurdistan irakien, au nord du pays, le 11 avril 2020. Erbil, capitale du Kurdistan irakien, au nord du pays, le 11 avril 2020.   (AFP or licensors)

En Irak, le couvre-feu lié à l’épidémie fragilise encore plus les familles

Depuis plus d’un mois, les mesures de confinement dans le pays, déjà fragile économiquement, ont rajouté des difficultés à de nombreuses familles qui dans certaines grandes villes du pays peinent à pouvoir s’acheter à manger.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

L’Irak n’est pas épargnée par l’épidémie de coronavirus. A ce jour, le pays compte 76 décès et plus de 1 300 cas  confirmés, une épreuve de plus pour un pays déjà éprouvées par les années de guerre et le terrorisme.

Le couvre-feu dans le pays a été prolongé à plusieurs reprises à mesure que l’épidémie progressait. Le pays, déjà très fragile économiquement, est encore plus vulnérable en raison de la baisse des revenus pétroliers. Au mois de mars en effet, le pays aurait perdu la moitié de ses revenus pétrolier en raison de l’effondrement des cours du brut lié aux tensions entre la Russie et l’Arabie Saoudite, deux autres géants de l’Opep (L’Organisation des pays exportateurs de pétrole)

Malgré le confinement, certains magasins comme dans la ville chrétienne de Qaraqosh dans la plaine de Ninive ont pu rouvrir quelques heures le week-end de Pâques, redonnant le sourire aux commerçants et aux familles. Mais la situation reste globalement très fragile pour un nombre toujours plus important de familles irakiennes. De nombreux emplois sont payés de manière journalière dans le pays, et la fermeture de nombreuses activités a rendu la vie très difficile pour les familles qui pour la plupart vivent sans épargne.

Officiellement, les autorités assurent que leurs réserves de 60 milliards de dollars suffiront à couvrir un peu plus d’un an d’importation de céréales et viande, mais l’austérité en vue dans le pays n’incite guère à l’optimisme. Sur le terrain, les ONG tentent, tant bien que mal, de rester au plus près des démunis.

L’Association Fraternité en Irak, avec ses partenaires locaux, a lancé un programme d’aide pour 1 053 familles chrétiennes. Faraj-Benoît Camurat, président de cette ONG, revient sur le sort difficile de ces familles irakiennes.

Entretien avec Faraj-Benoît Camurat, président de Fraternité en Irak
15 avril 2020, 11:24