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Le procès sur le crash du vol MH17 a débuté lundi 9 mars au Pays-Bas. Le procès sur le crash du vol MH17 a débuté lundi 9 mars au Pays-Bas.  (ANSA)

Procès du crash du vol MH17: la Russie accusée d'entraver l'enquête

C’était le 17 juillet 2014, le Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines, parti d’Amsterdam pour Kuala Lumpur était touché en plein vol au-dessus de l’Ukraine par un missile de conception soviétique. Les 298 personnes à son bord parmi lesquelles 196 néerlandais ont été tués. Le procès de trois russes et un ukrainien accusés d’avoir provoqué l’explosion s’est ouvert lundi 9 mars au Pays-Bas. Ce mardi, les procureurs néerlandais ont accusés la Russie «d’ activement entraver» l'enquête.

La Russie est accusée de tentative de piratage du OVV, c’est le bureau néerlandais d'enquête pour la sécurité, et également d’avoir tenté de pirater de le système des autorités d'enquêtes malaisiennes. Du piratage informatique pour entraver le travail des enquêteurs, selon les autorités britanniques et néerlandaises.

Également dans le viseur de la Russie selon les procureurs néerlandais, les témoins. Plusieurs mesures ont notamment été prises pour protéger un témoin ayant déclaré que des militaires russes se trouvaient avec le missile BUK sur le site du lancement le jour du crash du vol MH17. Selon les procureurs néerlandais, il existe un «véritable risque pour la sécurité des témoins» dans cette enquête, dont certains donneront des témoignages anonymes. «L'utilisation des services de sécurité russes pour découvrir l'identité des témoins dans cette enquête est un scénario très réel. Ces agences ont la capacité d'intercepter les communications et de surveiller les déplacements des gens», a avancé le procureur néerlandais Thijs Berger.

Aujourd’hui sur le banc des accusés, quatre hauts gradés des séparatistes pro russes de l’Est de l’Ukraine, poursuivis pour meurtres et pour avoir délibérément causé le crash de l’avion. 

En mai 2018, une équipe internationale d’enquêteurs établissait que l’avion avait été abattu par un missile provenant d’une brigade aérienne de Koursk dans le sud-ouest russe, vers la frontière ukrainienne, vers la zone de conflit avec les séparatistes pro russes. À la suite de ces révélations, les Pays bas et l’Australie ont ouvertement accusé la Russie d'être responsable de la mort de leurs ressortissants. Moscou avait alors nié avec véhémence et rejeté la faute sur Kiev.

Le Boeing 777 de la compagnie Malaysian Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur le 17 juillet 2014, a été touché en plein vol par un missile BUK de conception soviétique au-dessus de la zone de conflit armé avec les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Les 298 personnes à bord, parmi lesquelles 196 Néerlandais, ont été tuées.

10 mars 2020, 18:40