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Donald Trump et le prince saoudien Ben Salmane. Donald Trump et le prince saoudien Ben Salmane.  

Un G20 pour coordonner les réponses face à la récession mondiale

3 milliards de personnes enfermées chez elle, 21 000 morts et la menace d’une récession mondiale. Les dégâts matériels et humains provoqués par la pandémie de coronavirus, vont être l’objet de toutes les attentions des dirigeants du G20.

Les chefs d’État doivent se réunir en sommet virtuel ce jeudi à 13h00, heure de Rome pour coordonner les réponses face à la récession mondiale, à l’inflation, au bond du chômage et de la dette, qui se profilent... Jusqu'alors le G20 n’a présenté aucun plan d’action collectif. Certains pays isolés l’ont fait, les États-Unis prévoient une relance à 2 000 milliards de dollars, l’Allemagne à 1200 milliards. Mais quelle stratégie globale ?

Faire front commun face au nouveau coronavirus et au risque de récession qu’il entraîne, les vingts premières puissances économiques mondiales se sont réunies virtuellement ce jeudi 26 mars et promettent d’injecter plus de 5 000 milliards de dollars dans l’économie. 

Vladimir Poutine, Xi Jinping, Donald Trump ou Emmanuel Macron, ils se sont tous connectés pour apporter une solution coordonnée à un virus qui ne connait pas de frontière. Les puissants de ce monde appellent à la «transparence» et à «la coopération des institutions internationales» pour atteindre leurs objectifs : c’est à dire «rétablir la confiance, préserver la stabilité financière, et ranimer la croissance».

Pour cela il faudra notamment réduire les «interférences non nécessaires et la circulation et au commerce international». C’est notamment le choix de la Chine, qui demande aux pays du G20 d’abaisser leurs droits de douane, un sujet d’anciennes querelles entre Pékin et Washington.

Tandis que les pays du G20 touchés par la pandémie annoncent chacun des plans de relance colossaux sur leur territoire, lors de cette réunion, ils ont également voulu montrer leur solidarité envers les pays plus pauvres, qui n’ont pas accès aux marchés des capitaux et qui n’ont pas de services de santé adéquats. «Il est de notre responsabilité de tendre la main aux pays en développement» a estimé le roi saoudien, appelant ses pairs à aider les pays plus pauvres à améliorer leurs infrastructures, afin qu’ils surmontent cette crise et ses répercussions.

Alors que la Russie refuse de réduire son offre, la pression est forte sur l’Arabie saoudite pour augmenter sa production et faire baisser les prix de l’or noir. Un triple enjeu sanitaire, financier et énergétique donc au menu de cette vaste réunion à laquelle ne participeront pas que les membres du G20, mais aussi d’autres pays touchés par la pandémie, comme la Suisse, l'Espagne, la Jordanie et Singapour. 

Des dirigeants d'organisations internationales telles que les Nations unies, la Banque mondiale, et les Organisation mondiale de la santé (OMS) et du commerce (OMC) y participeront également.

26 mars 2020, 08:43