Recherche

Vatican News
Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est arrivé en tête dans 10 États sur 14 lors du Super Tuesday Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est arrivé en tête dans 10 États sur 14 lors du Super Tuesday  (2020 Getty Images)

États-Unis: Joe Biden et Bernie Sanders s’imposent lors du Super Tuesday

La primaire démocrate américaine tourne au duel Biden/Sanders au lendemain du Super Tuesday, étape-clé de la course à l’investiture. L’ancien vice-président Joe Biden a surpris, réalisant une percée qui semble favorable pour le propulser face à Donald Trump lors de l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Ils sont désormais deux à caracoler en tête de la course à l’investiture démocrate. Joe Biden et Bernie Sanders se dégagent largement à l’issue de ce Super Tuesday, mais c’est l’ancien vice-président qui a effectué un spectaculaire retour en force dans une primaire dans laquelle où “Bernie” était archi-favori il y encore deux semaines.

Du Maine à la Californie, plusieurs millions d'Américains se sont rendus aux urnes pour participer à la désignation de l'adversaire de Donald Trump qui briguera le 3 novembre un deuxième mandat de quatre ans. Et Joe Biden, 77 ans, a finalement devancé son grand rival dans au moins neuf autres Etats: Texas, Virginie, Caroline du Nord, Alabama, Oklahoma, Tennessee, Arkansas, Minnesota, Massachusetts. Le sénateur Bernie Sanders, 78 ans, a quant à lui réussi à décrocher la Californie, l’État le plus peuplé des États-Unis. Pour l’ancien maire de New-York Mickael Bloomberg ce fut en revanche la douche froide. Il a même annoncé ce mercredi son retrait de la primaire démocrate, pour apporter son soutien à Joe Biden. Même résultats décevants pour la sénatrice Elisabeth Warren, qui n’a pas même réussi à s’imposer dans son fief du Massachusetts.

Une étape de bon augure pour Joe Biden

À ce stade des primaires démocrates, qui ont débuté en février et se termineront en juin, Joe Biden obtient 453 délégués, contre 382 pour Bernie Sanders, 50 pour Elizabeth Warren, 44 pour Michael Bloomberg et 1 pour Tulsi Gabbard. Pour décrocher l'investiture du parti, un candidat doit afficher une majorité absolue (1991) des délégués, assignés proportionnellement aux scores engrangés dans chaque primaire. Celui qui affrontera Donald Trump à l'élection présidentielle du 3 novembre prochain sera investi lors de la Convention du parti à Milwaukee (Wisconsin), en juillet.

Deux visions différentes s’affrontent donc désormais, celle d’un candidat centriste et celle d’un candidat beaucoup plus à gauche, souvent jugé idéaliste. Mais la «contre-performance» de Bernie Sanders vient lui asséner un coup sans doute fatidique , d’après Jean-Éric Branaa, maître de conférences à l'université Assas-Paris II et chercheur au centre Thucydide. En revanche, Joe Biden dispose de plusieurs atouts pour continuer sa percée, comme celle de savoir s’adresser à un électorat stratégique: la classe ouvrière. 

Entretien avec le chercheur Jean-Éric Branaa
05 mars 2020, 08:52