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Vatican News
Le Stock Exchange australien (ASX) continue de plonger à l'ouverture de la séance, ce vendredi 13 mars, à la bourse de Sydney. Le Stock Exchange australien (ASX) continue de plonger à l'ouverture de la séance, ce vendredi 13 mars, à la bourse de Sydney.   (ANSA)

Coronavirus: débâcle historique pour les places financières mondiales

L’épidémie de Covid-19 a de lourdes répercussions sur les cours boursiers. De Paris à Wall Street, de Londres à Sao Paulo, les pertes sur les marchés financiers mondiaux ont été considérables ce 12 mars, après un premier «lundi noir» en début de semaine. Certaines bourses ont connu leur pire séance depuis le krach de 1987. Une conséquence des annonces faites par certains pays face à la propagation du virus.

Adélaïde Patrignani - Cité du Vatican

Tous les indices boursiers ont fait un véritable plongeon ce jeudi 12 mars: jusqu’à -10% à Paris comme à Londres, -12% à Francfort, -17% à Milan… et ce n’est pas mieux hors d’Europe: à New-York, le Dow Jones a dévissé de 10%, les bourses des pays du Golfe sont toutes passées dans le rouge, tandis que celle de Tokyo a brièvement chuté ce vendredi sous la barre des 10%. Des chiffres jamais vus depuis des années. À Paris, il s’agit de la plus grosse baisse en séance enregistrée depuis octobre 2008, en pleine crise des “subprimes”.

Une absence de concertation qui inquiète

Plusieurs éléments expliquent cette chute. Les investisseurs ont d’abord été totalement pris de court par la décision unilatérale de Donald Trump, qui suspend l'entrée des Européens de l'espace Shenghen aux États-Unis pendant 30 jours. Cette annonce a achevé les espoirs des marchés dans une réponse mondiale concertée face à la pandémie de covid-19.

Puis en Europe, les cotes ont subi un autre choc après les annonces de la Banque centrale européenne. Des mesures limitées: la BCE n’a pas changé ses taux directeurs, et elle dépensera 120 milliards d’euros supplémentaire d'ici la fin de l'année pour acheter de la dette, particulièrement celle "du secteur privé". Une enveloppe beaucoup moins importante que celle accordée lors de précédentes crises, et donc impuissante à rassurer les marchés.

(Avec AFP)

13 mars 2020, 09:19