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La police libanaise a dressé un mur pour empêcher les manifestants contre le pouvoir d'accèder au Parlement. Image d'illustration. La police libanaise a dressé un mur pour empêcher les manifestants contre le pouvoir d'accèder au Parlement. Image d'illustration.   (ANSA)

Le programme d'Hassan Diab validé par le gouvernement libanais

Le nouveau gouvernement libanais d'Hassan Diab a approuvé vendredi 6 février son programme politique et économique. Les mesures promettent d’être «douloureuses», dans un Liban au bord de l’effondrement économique.

Le programme d’Hassan Diab sera présenté au Parlement libanais en début de semaine prochaine. L'étape devrait être une formalité, les partis au pouvoir ayant la majorité au Parlement. 

Pour le Premier ministre Hassan Diab et son gouvernement nommé le 21 janvier, les défis sont nombreux surtout sur le plan économique, alors que le pays accuse une dette publique avoisinant 90 milliards de dollars (82 milliards d'euros), soit plus de 150 % du PIB. Pour repasser dans le vert, le gouvernement veut lancer un vaste plan de sauvetage et se donne jusqu’à trois ans. 

Certaines lignes ont commencé à fuiter dans les médias libanais, Hassan Diab entend appliquer le plan de production de l’électricité décidé sous son prédécesseur Saad Hariri et réduire les taux d'intérêt pour stimuler la croissance. Hassan Diab entend également mettre en place, comme le demandent les manifestants, des mesures pour lutter contre la corruption et récupérer les fonds pillés. L’argent public détourné ou volé au Liban se compte en milliards de dollars. 

Les réfugiés syriens évoqués 

Le programme a été travaillé de concert avec le président Michel Aoun, celui-ci a tenu à incorporer un paragraphe sur l’épineuse question des réfugiés syriens, qui représentent près de 20% de la population totale libanaise. Le texte critique l’absence d’aide des pays amis et encourage toute initiative visant à concrétiser le retour des Syriens. 

Un programme également politique, dans lequel est inscrit le droit «des Libanais et Libanaises à résister aux agressions israéliennes et à libérer les territoires occupés», une l’alliance entre «l’armée, le peuple et la résistance», indispensable pour le mouvement chiite hezbollah, qui soutient le gouvernement. 

Depuis le 17 octobre, le pays vit au rythme d'un soulèvement qui dénonce une classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence.

La crise politique s'est accompagnée ces derniers mois d'une détérioration économique: licenciements en masse, restrictions bancaires drastiques et forte dépréciation de la livre libanaise sur le marché informel, une situation que suit le Saint-Père avec beaucoup d'attention. Il recevait d'ailleurs ce vendredi 7 février les patriarches orientaux de la région. 

07 février 2020, 14:21