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A ce jour, plus de 200 millions de femmes et de filles de par le monde  ont été victimes de mutilations génitales. A ce jour, plus de 200 millions de femmes et de filles de par le monde ont été victimes de mutilations génitales. 

Les mutilations génitales féminines encore pratiquées de nos jours

La journée de lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) vise à sensibiliser sur ces pratiques néfastes pour les femmes. Celles-ci sont encore trop nombreuses à être concernées, notamment par l’excision. Les Nations Unies comme l’Eglise condamnent fermement ces pratiques, présentes principalement en Afrique.

Anne-Quitterie Jozeau- Cité du Vatican

Ce 6 février, comme tous les ans, se tient la journée mondiale de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Selon les Nations-Unies, 200 millions de femmes et de filles vivant aujourd‘hui en ont été victimes. Les continents africain et asiatique sont les plus touchés par ce phénomène.

Engagement de l’Église

L’Eglise a pris fermement position contre ces pratiques abusives, en témoigne l’intervention du Père Roger Gomis, lors du sommet interreligieux africain de juin dernier. «Tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations […] toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes » a rappelé avec conviction le Père Gomis, se référant à la constitution conciliaire Gaudium et Spes.

Déjà en 2009, lors du second Synode pour l’Afrique, les épiscopats réunis à Rome avaient condamné avec véhémence les mutilations génitales féminines.

Une atteinte aux droits fondamentaux

Les excisions ne sont pas opérées pour des raisons médicales mais constituent en réalité des normes sociales et culturelles dans les pays où elles sont pratiquées. Les risques sur la santé, et même la vie des femmes sont nombreux et connus : infections, problèmes vésicaux, accouchement par césarienne obligatoire, règles irrégulières, conséquences psychologiques, etc. Pour exemple, environ 8 femmes sur 10 sont excisées au Soudan et en Egypte.

Les Nations Unies tentent de freiner ce phénomène. La directrice générale de l’Unicef Henrietta Fore s’insurge : «Les mutilations autorisées par le médecin restent toujours des mutilations. Les professionnels de la santé formés qui pratiquent les MGF violent les droits fondamentaux, l'intégrité physique et la santé des filles».

Des excisions sont effectuées également en Europe, notamment en Suisse, où pas moins de 15 000 cas ont été recensés l’hiver dernier. Des mesures de prévention et des études scientifiques sur le sujet ont été mises en place par de nombreuses organisations, dont Caritas Suisse.

06 février 2020, 16:17