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Meeting du candidat Pete Buttigieg à Clinton dans l'Iowa, le 31 janvier 2020. Meeting du candidat Pete Buttigieg à Clinton dans l'Iowa, le 31 janvier 2020.  (ANSA)

L'Iowa ouvre la danse de la primaire démocrate

Coup d’envoi de la primaire démocrate aux Etats-Unis ce lundi 3 février. Plus de 600 000 habitants de l’Iowa, affiliés au Parti démocrate, sont invités à choisir leur candidat à la présidentielle de novembre 2020 Un premier scrutin aux enjeux cruciaux. Analyse.

Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican

C’est le premier Etat à voter et il occupe une place déterminante sur le calendrier électoral. Les candidats démocrates qui arriveront en tête de l’Iowa se garantissent une position confortable pendant la suite de la primaire, qui s’achèvera à Washington D.C. le 16 juin. Une course de longue haleine, aux frais exponentiels, et les candidats perdants dans l’Iowa risquent de déclarer forfait dès ce premier scrutin, explique Françoise Coste, professeure d’études américaines à l’université de Toulouse-Jean Jaurès. 

Les 600 000 habitants de l’Iowa affiliés au Parti démocrate vont faire part de leur choix lors de caucus : un mode de scrutin à plusieurs tours, où chacun exprime sa voix publiquement, en se regroupant sous la bannière d’un candidat. 1 700 salles, écoles, anciens théâtres, églises, sont transformés en salles de vote pour l’occasion. Un mode de scrutin à plusieurs tours qui rend difficile toute prédiction. Par ailleurs, quelques jours avant le premier caucus, un électeur sur deux se disait encore indécis.

Si l’Iowa lance le coup d’envoi, composé d’une population rurale et blanche, il est un État très peu représentatif de l’électorat démocrate. 

Le parti divisé 

Mais pour être en mesure de battre Donald Trump lors de la présidentielle qui aura lieu au novembre 2020, le Parti démocrate devra mettre de l’ordre dans son corpus idéologique, détaille Françoise Coste. 11 candidats sont actuellement en lice, des modérés Pete Buttigieg et Joe Biden, aux progressistes comme Elizabeth Warren et Bernie Sanders, en passant par la centriste Amy Klobuchar. C’est là ou réside le vrai risque pour les Démocrates : un mauvais choix politique peut s’avérer être une porte ouverte à quatre ans supplémentaires pour Donald Trump. 

Pourquoi ce premier vote a-t-il des enjeux cruciaux ? L’éclairage de Françoise Coste, professeure d’études américaines à l’université de Toulouse-Jean Jaurès. 

Entretien avec Françoise Coste
01 février 2020, 18:34