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Des militants du nouveau président élu en Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, le 1er janvier 2020. Des militants du nouveau président élu en Guinée-Bissau, Umaro Sissco Embalo, le 1er janvier 2020.   (AFP or licensors)

La Guinée-Bissau change de président

Début d’année agité en Guinée-Bissau, les résultats officiels de la présidentielle de dimanche 29 décembre ont été dévoilés ce mercredi 1er janvier 2020, l’ancien Premier ministre Umaro Sissoco Embalo est élu, selon les résultats de la Commission électorale nationale (CNE).

Umaro Sissoco Embalo a été élu avec 53,55% des voix, contre 46.45% pour son adversaire au deuxième tour, Domingos Simoes Pereira, qui a immédiatement dénoncé une fraude électorale.

Le candidat perdant, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC) estime que les résultats officiels sont «plein d’irrégularités, de nullité et de manipulations», et refuse d’accepter la victoire d’Umaro Sissoco Embalo. Les observateurs des Nations Unies en revanche ne voient pas d’irrégularités pouvant remettre en cause les résultats.

À l’annonce de la victoire du candidat du parti Madem, la foule s’est agglutinée dans les rues de la capitale Bissau, improvisant des concerts de casseroles, klaxons et bidons, chantant et dansant ou déployant des keffiehs rouge et blanc géants, signe distinctif de l’ancien général Embalo. La participation a été de 72,67 %, pratiquement identique à celle du premier tour le 24 novembre, pour 761 676 électeurs inscrits, selon la CNE

Une histoire tumultueuse 

Il faut dire que l’espoir est grand dans le petit pays d’afrique de l’Ouest de 1,8 millions d’habitants, dont l’histoire depuis son indépendance du Portugal en 1973 est marquée par des coups d’Etats à répétition, menée par une armée puissante, très impliquée dans la vie politique et longtemps mêlée au trafic de cocaïne venant d’amérique latine. 

Avec cette élection, les Bissau-guinéens espèrent mettre fin à une longue crise dans le pays : depuis 4 ans la mésentente entre le parti majoritaire, le PAIGC, et le président José Mario Vaz empêchait toute avancée. Mais le nouveau chef de l’Etat devra composer avec une assemblée toujours dominée par le PAIGC, dont il a fait dissidence pour créer son propre parti.

02 janvier 2020, 13:11