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Vatican News
Le ministre des routes et du développement urbain iranien en visite à Kiev, le 21 janvier 2020. Le ministre des routes et du développement urbain iranien en visite à Kiev, le 21 janvier 2020. 

Crash du Boeing ukrainien: l’enquête confirme le tir de deux missiles iraniens

Une délégation iranienne est à Kiev ce mardi 21 janvier pour présenter ses excuses officielles. Pendant ce temps-là, l’enquête confirme le tir de deux missiles iraniens en direction de l’appareil abattu le 8 janvier 2020.

À Kiev, Ukrainiens et Iraniens ont discuté des compensations pour les familles des victimes, 176 dans cette catastrophe, en majorité des Iraniens et des Canadiens.

Dans l’enquête, l’attention se focalise sur l’étude des boites noires. Un point de contentieux entre les deux Etats. Téhéran estime qu’elles sont trop endommagées pour être étudiées ailleurs que sur son sol, tandis que Kiev insiste pour les analyser.

Vu l’ampleur du drame, l’Ukraine ne compte pas transiger. Les conclusions de l’investigation aujourd’hui confirment par ailleurs le tir de deux missiles iraniens vers l’avion ukrainien.

Endossant la «responsabilité totale» de l'accident, le général de brigade Amirali Hajizadeh, chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, n'avait parlé le 10 janvier que d'un seul «missile de courte portée» tiré en direction de l'appareil.

Selon les forces armées iraniennes, l'avion a été abattu à la suite d'une «erreur humaine». Le général Hajizadeh avait indiqué que l'opérateur d'une batterie de missile avait pris l'avion pour un «missile de croisière» alors que la défense du pays était placée en alerte de niveau «guerre» par crainte d'une attaque américaine.

Cette nouvelle de la responsabilité des forces armées iraniennes avait suscité en Iran plusieurs manifestations contre le pouvoir.

Le président iranien Hassan Rohani avait pour sa part nié que le gouvernement ait cherché à masquer la vérité au peuple et a demandé des «explications» à l'état-major. Il n'aurait été prévenu de la vraie nature du drame par l’armée que deux jours après.  

21 janvier 2020, 12:43