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Vatican News
Le Norvégien Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, et Donald Trump, président des États-Unis, à Winfield House, Londres, le 3 décembre 2019. Le Norvégien Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan, et Donald Trump, président des États-Unis, à Winfield House, Londres, le 3 décembre 2019.   (AFP or licensors)

Otan, le sommet de la désunion

L’organisation du traité Atlantique nord se réunit en sommet mardi 3 et mercredi 4 décembre 2019 à Londres dans un climat tendu. Les relations entre la France et la Turquie sont au bord de la rupture, et l’alliance, qui a 70 ans cette année, est en plein questionnement sur son avenir.

Marie Duhamel, Delphine Allaire – Cité du Vatican

L'Otan (Organisation du Traité de l'Atlantique nord qui compte 29 États membres) la plus vieille alliance militaire du monde, célèbre à Londres son 70e anniversaire en présence de 28 chefs d’Etat et de gouvernement.

Aujourd’hui, de multiples différends viennent perturber le consensus originel. L’imprévisible stratégie américaine, les desideratas turcs, et la relation avec la Russie, entre autres.

Mais après l’interview d’Emmanuel Macron jugeant l’Otan en état de mort cérébrale, le principal point de crispation se situe entre Paris et Ankara. La France reproche ainsi à la Turquie son offensive  dans le nord-est syrien, en octobre dernier, sans concertation aucune avec les membres de l’Alliance.

Autre sujet épineux, le partage des dépenses de défense. Washington fait pression sur les alliés pour qu’ils investissent plus. Dans un tweet, il s'est félicité de la hausse des dépenses de défense de nombre de pays européens depuis son arrivée au pouvoir, un mouvement amorcé sous la présidence de Barack Obama.

L’Allemagne s’y range, la France, concentrée sur les enjeux géopolitiques, ne veut pas en entendre parler.

Comment dès lors assurer la viabilité de l’organisation? À l’origine instance consensuelle, elle est aujourd’hui menacée de fragmentation. Quelle place pour une défense européenne si souvent invoquée? Olivier Kempf est chercheur à l’Iris, spécialiste de géopolitique et de stratégie.

Entretien avec Olivier Kempf, chercheur associé à l'IRIS
03 décembre 2019, 10:54