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Vatican News
Des policiers mutins sur les toits de leur quartier général à Cochabamba Des policiers mutins sur les toits de leur quartier général à Cochabamba  (ANSA)

Bolivie: mutineries de policiers, Morales dénonce un coup d'État

En Bolivie, peut-être un tournant dans la crise post-électorale qui déchire le pays depuis 17 jours: plusieurs unités de la police se sont mutinées contre le président Evo Morales hier. Ce dernier dénonce un coup d’État en cours.

Pour l’heure, 3 unités se sont rebellées.Tout d’abord dans la ville de Cochabamba, dans le centre, puis à Sucre, dans le Sud et enfin à Santa Cruz, dans l’Est, un territoire acquis à l’opposition. Des défections que les Boliviens ont pu constater en direct à la télévision qui diffusait des images des policiers grimpant au sommet du bâtiment de leur quartier général en agitant le drapeau bolivien, tandis que des dizaines de jeunes opposants les encourageaient depuis la rue. Certains des mutins, le visage dissimulé, ont affirmé devant les caméras qu’ils se tenaient désormais «du côté du peuple, pas celui des généraux».

Dans la capitale même, La Paz, des scènes de fraternisation entre manifestants anti-Morales entre policiers ont été observées; certains ont même défilé ensemble, criant des slogans contre le président.

Il est encore difficile de mesurer l’ampleur de ce mouvement,mais en tous cas, il inquiète le pouvoir en place, qui a convoqué une réunion d’urgence au terme de laquelle le président s’est fait fort de dénoncer un coup d’État. Morales incite les Boliviens à «prendre soin pacifiquement de la démocratie en danger et de l’ordre constitutionnel». Pas question pour autant d’envisager une intervention militaire contre les mutins, le Ministre de la Défense l’assuré. La suite des événements reste peu claire, dans un pays totalement clivé où les violences entre partisans de Morales et opposants semblent ne connaitre aucun répit.

09 novembre 2019, 10:05