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Vatican News
Manifestation contre le gouvernement libanais, dimanche 3 novembre 2019, à Beyrouth. Manifestation contre le gouvernement libanais, dimanche 3 novembre 2019, à Beyrouth.   (ANSA)

Au Liban, regain de mobilisation sur fond d’impasse politique

Après quelques jours de répit, les Libanais sont à nouveau descendus dans la rue dimanche 3 novembre à Beyrouth et dans les grandes villes du pays, tandis que tarde la désignation d'un nouveau Premier ministre.

Les places des Martyrs et de Riad Solh noires de monde ce dimanche à Beyrouth. La contestation initiée le 17 octobre a repris de plus belle début novembre au pays du Cèdre, et annonce une nouvelle semaine de mouvement populaire.

La démission d’Aoun réclamée   

Dans toutes les places publiques du pays, les manifestants ont afflué par milliers pour mettre la pression en vue d’une accélération de la formation du nouveau gouvernement.

Le pays avait pourtant retrouvé un semblant de normalité avec la réouverture, vendredi 1er novembre, des banques et des écoles, fermées depuis deux semaines. 

 

Plus tôt dimanche, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées en soutien au président à Baabda, au sud-est de la capitale, sur la route menant au palais présidentiel.

Corruption et piètre service public

Le chef de l’État, Michel Aoun, en poste depuis 2016, appelle, lui, à l’unité pour soutenir son programme de réformes. Sans succès, face à une population désespérée par une très faible économie –un quart des Libanais vivent sous le seuil de pauvreté selon des chiffres de la Banque mondiale en 2012- et de dirigeants qu’elle juge «corrompus et incompétents». Par ailleurs, les Libanais sont exaspérés par l'absence de services publics dignes de ce nom, avec de graves pénuries d'eau et d'électricité et une gestion archaïque des déchets.

L’impasse politique

Pendant ce temps, l’impasse politique est de plus en plus prégnante. Après la démission mardi dernier du Premier ministre Saad Hariri, aucune date n’a encore été fixée par la présidence pour le début des consultations parlementaires servant à désigner son remplaçant. Un motif de plus alimentant la colère des protestataires.  

04 novembre 2019, 09:49