Recherche

Vatican News
Des véhicules blindés à Lougansk en novembre 2017. Des véhicules blindés à Lougansk en novembre 2017.  (AFP or licensors)

Ukraine: retrait des belligérants sur la ligne de front à Lougansk

Il n’y a aura plus de bruit de bottes en Ukraine sur un secteur déterminant de la ligne de front. Kiev et les séparatistes prorusses ont annoncé ce matin le retrait de leurs troupes dans la région orientale de Lougansk.

Les opérations vont se dérouler en deux temps:  les forces en présence des deux parties vont tout d’abord s’éloigner d'un kilomètre de leurs positions actuelles, puis procèderont au démontage des installations, suivi plus tard du déminage. Ces opérations sont menées en vertu d'un accord signé en 2016 mais qui n'a jamais été appliqué, car un cessez-le-feu consécutif de 7 jours était la condition préalable au retrait des forces.

Ce retrait témoigne d’une volonté du nouveau président Zelensky, qui a pris ses fonctions en mai dernier, de rétablir la paix dans son pays. Il entend notamment reconstruire les régions situées près de la ligne de front. Mais cela n’est pas du goût de tous et notamment des anciens combattants de la guerre contre les séparatistes, qui ont vivement protesté ces dernières semaines. Une organisation nationaliste a même déployé ses militants à Zoloté pour empêcher un éventuel recul des troupes ukrainiennes dans la zone.

Le président se dit ouvert au dialogue : «Nous devons chercher des voies pour mettre fin à la guerre. Mais pas à tout prix», a-t-il assuré. Certains opposants lui reprochent de capituler face à la Russie. Ce désengagement étant une condition préalable posée par le Kremlin pour le déroulement à Paris d'un sommet visant à relancer le processus de paix dans l'est de l'Ukraine.

D'anciens combattants et des nationalistes ont appelé les Ukrainiens à se rassembler dans la soirée pour protester devant le siège de la présidence ukrainienne contre le recul des troupes.

29 octobre 2019, 18:31