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Queue dans un bureau de change de Buenos Aires, en Argentine, le 25 octobre 2019. Queue dans un bureau de change de Buenos Aires, en Argentine, le 25 octobre 2019.  (AFP or licensors)

Une Argentine en pleine crise économique élit son président

Mauricio Macri, le chef de l’état sortant remet son mandat en jeu ce dimanche lors de la présidentielle. Largement devancé par son rival péroniste, il a perdu en popularité en raison de la grave crise économique et sociale qui touche le pays.

Entretien réalisé par Olivier Bonnel - Cité du Vatican

L’élection présidentielle se tient ce dimanche 27 octobre en Argentine. Un scrutin au cours duquel le président sortant, le libéral Mauricio Macri est loin d’être le favori. Son adversaire de centre-gauche Alberto Fernandez semble en effet en bonne posture pour devenir le prochain chef de l’État. 

 

Soutenu par le clan péroniste de l’ancienne présidente Cristina Kirchner (2007-2015), Alberto Fernandez avait devancé de 17 points Mauricio Macri lors des primaires au mois d’août dernier. En cas de ballotage, le second tour des élections serait organisé le 24 novembre, mais Fernandez pourrait rafler la mise dès dimanche soir. 

Une aggravation de la pauvreté

Mauricio Macri a dilapidé une partie importante de sa popularité ces derniers mois en raison de la spirale économique négative dans laquelle est plongée l’Argentine. Depuis des mois en effet le pays s’enfonce dans une grave crise économique et sociale, le peso, la monnaie locale s’est effondré de 20 % et l’inflation pourrait atteindre les 55%, selon les prévisions de la Banque mondiale.

Si le spectre de la crise de 2001, où le pays s’était retrouvé en défaut de paiement reste dans les mémoires, les Argentins veulent néanmoins regarder l’avenir avec plus espoir et tourner la page Macri. 

La grave crise au Chili voisin s‘est récemment invitée dans la campagne électorale, même si un scénario à la Chilienne n’est pour l’heure pas d’actualité dans le pays, comme nous explique, Carlos Quenan, économiste et professeur à l’IHEAL, l’Institut des hautes études de l'Amérique latine.

Entretien avec Carlos Quenan
26 octobre 2019, 14:45