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Le Premier ministre belge Charles Michel et le président congolais Félix Tshisekedi, le 17 septembre à Bruxelles Le Premier ministre belge Charles Michel et le président congolais Félix Tshisekedi, le 17 septembre à Bruxelles 

Vers une normalisation des relations entre la Belgique et la RDC

Le président congolais Félix Tshisekedi est actuellement en visite officielle en Belgique. Lors de ce déplacement, il devrait sceller un rapprochement avec l’ancienne puissance coloniale.

Entretien réalisé par Hélène Destombes - Cité du Vatican

Vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi a choisi la Belgique pour son premier voyage en Europe. Arrivé lundi 16 septembre à Bruxelles, le chef de l’État congolais a entamé sa visite officielle le lendemain avec un programme très chargé, à la fois politique, économique et protocolaire.

Il a été reçu ce mardi en grande pompe par le Premier ministre Charles Michel. Félix Tshisekedi a rencontré des membres du gouvernement, dont le chef de la diplomatie belge Didier Reynders, et déjeuné avec le couple royal au Palais. Il s’est ensuite adressé aux membres de la Fédération des entreprises belges (FEB) à Bruxelles leur demandant de lui faire confiance.

Ce mercredi, le président congolais est en visite à Anvers pour des rencontres avec l'industrie diamantaire. Et il doit être reçu jeudi par le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Une volonté de part et d’autre de tourner la page

Ces dernières années sous la présidence de Joseph Kabila, les relations entre la Belgique et la République démocratique du Congo étaient particulièrement tendues. Kinshasa avait expulsé les officiers belges et suspendu la coopération militaire et des consulats avaient été fermés.

Pour Didier Reynders, cette visite du président Tshisekedi a pour finalité de rétablir «progressivement» les relations entre les deux pays «qui ont connu beaucoup de hauts et de bas», de «très bas sous l'ancienne présidence».

Félix Tshisekedi a pour sa part indiqué souhaiter une reprise de la coopération militaire belgo-congolaise et la promesse d'aides pour «renforcer» les systèmes de santé et d'éducation, dans un pays en déliquescence.

Le nouveau président devrait donc profiter de ce déplacement pour marquer une rupture avec les positions de son prédécesseur et rétablir un climat de confiance ouvrant la voie à de futures collaborations. Il s’agit à la fois d’une visite symbolique mais aussi pragmatique selon Filip Reyntjens, professeur émérite à l'université d'Anvers.

Entretien avec Filip Reyntjens professeur émérite à l'université d'Anvers
18 septembre 2019, 12:53