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Un migrant descendant du Gregoretti, dans le port d'Augusta, le 31 juillet 2019. Un migrant descendant du Gregoretti, dans le port d'Augusta, le 31 juillet 2019. 

Migrations: l’Église italienne en première ligne

Un accord au niveau européen a finalement permis aux 116 migrants retenus à bord du Gregoretti de descendre au port d’Augusta, en Sicile. Cinq pays ont donné leur disponibilité pour accueillir une partie de ces migrants, et environ 50 d’entre eux seront pris en charge par l’Église italienne.

Les migrants bloqués sur le Gregoretti, un bateau des gardes-côtes italiens, ont finalement pu mettre pied à terre. Mis à part le cas d’un migrant qui avait dû être préalablement évacué pour raisons sanitaires, il restait 115 personnes à bord. Le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, avait communiqué via Facebook pour faire savoir qu’il avait donné l’autorisation de débarquer, après avoir reçu l’engagement de cinq pays européens (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg, Irlande) pour répartir leur accueil. L’Église italienne assurera également la prise en charge d’une cinquantaine d’entre eux, qui seront accueillis à Rocca di Papa, au sein de la structure “Mondo Migliore”.

«De cette façon, la conférence épiscopale italienne, à travers la Caritas italienne, s’est engagée avec ses propres ressources professionnelles et économiques pour répondre à une demande du ministère de l’Intérieur faite à l’Église italienne de prendre en charge l’hospitalité, l’accueil et l’assistance, y compris légale, de ces personnes», a fait savoir la CEI dans un communiqué. «L’initiative, en cohérence avec des mesures analogues assurées par la CEI dans un support subsidiaire au système d’accueil italien, se situe dans un horizon de collaboration qui voit l’État italien et l’Église catholique partager la responsabilité de l’assistance et de l’accueil des migrants», est-il précisé.

La lettre du cardinal Bassetti

Sans lien direct avec ce débarquement du Gregoretti, mais sur le même thème, le cardinal Gualtiero Bassetti, président de la conférence épiscopale italienne, a par ailleurs diffusé une lettre aux évêques en reprenant le thème choisi par le Pape François en vue de la prochaine Journée mondiale du migrant et du réfugié, invitant à ne pas faire du phénomène migratoire «le bouc émissaire de peurs et d’insécurités, d’un mal-être social qui a des causes bien différentes». Ces phénomènes migratoires font partie des «signes des temps» et «le futur et le présent de la famille humaine» dépendent en grande partie de l’attitude de chacun vis-à-vis des migrants.

Il invite tous les évêques d’Italie à participer à la messe que le Pape François célèbrera sur la Place Saint-Pierre le dimanche 29 septembre, afin de lui exprimer leur gratitude pour «son courageux magistère». L’envoi d’une délégation de chaque diocèse permettrait d’offrir «un signe de communion autour du successeur de Pierre».

01 août 2019, 15:26