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Des soutiens d'Almazbek Atambaïev devant sa maison à Koy-Tash, non loin de Bishkek, la capitale kirghize. Des soutiens d'Almazbek Atambaïev devant sa maison à Koy-Tash, non loin de Bishkek, la capitale kirghize.   (ANSA)

Tensions au Kirghizstan après l'échec de l'arrestation de son ancien président

Une crise politique majeure se profile au Kirghizstan: les forces spéciales du pouvoir ont tenté mercredi 7 août d’arrêter l’ancien président Almazbek Atambaïev. L’opération s’est soldée par un échec, après de violents affrontements avec les partisans de l’ancien président de ce petit pays enclavé d’Asie centrale.

Marine Henriot – Cité du Vatican

Au moins 35 personnes ont été blessées dans l’assaut mené ce mercredi. Et les tensions ne font peut être que commencer… En effet, l’ancien président Atambaïev n’a pas l’intention de capituler: il se dit prêt à rester debout jusqu’à la fin, jugeant les accusations portées contre lui «absurdes». Ces accusations, quelles sont-elles? L’ancien chef de l’État est soupçonné d’avoir acquis illégalement des terres et d’avoir fait libérer un membre d’un clan mafieux.

Derrière cet aspect judiciaire, une guerre entre deux hommes est manifeste: Almazbek Atambaïev fait face à son ancien poulain, devenu son rival, Sooronbaï Jeenbekov, président actuel du Kirghizstan. Almazbek Atambaïev l’accuse de vouloir se débarrasser de lui. La rivalité a entraîné une bataille dans la rue. Plus d’un millier de partisans d’Atambaïev se sont réunis vers la résidence de l’ancien président pour empêcher son arrestation. Militants et police se sont lancé des pierres, un membre des forces spéciales a été tué.

La situation actuelle fait craindre une flambée des violences. Le Kirghizstan, frappé par le fléau de la corruption, a déjà connu deux révolutions en 2005 et 2010, et est traversé par de nombreuses tensions ethniques. 

08 août 2019, 14:32