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(Photo d'illustration) (Photo d'illustration)  (©artit - stock.adobe.com)

Le trafic d'êtres humains, un «crime contre l'humanité»

Ce mardi 30 juillet marque la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains : un phénomène complexe, universel qui touche des centaines de millions de personnes et recouvre une multitude de réalités, entre exploitation sexuelle, travail forcé, ou trafic d’organes.

Le sujet est régulièrement évoqué par le Pape François, qui a fait diffuser ce tweet aujourd'hui: «Prions pour que le Seigneur libère les victimes de la traite et nous aide à répondre activement au cri des nombreux frères et sœurs privés de dignité et de liberté. #EndHumanTrafficking».

La traite des êtres humains constitue selon le Pape «un crime contre l’humanité». Il n’a eu de cesse depuis le début de son pontificat de fustiger, en des termes très forts, une inconcevable marchandisation des personnes, au détriment de leur dignité. La traite déshumanise autant celui qui en est victime que celui qui l’accomplit, dit-il. «Personne ne peut détourner le regard devant ce mal» , assure encore François, qui encourage le travail et l’engagement de toutes les nombreuses congrégations et associations luttant contre ce fléau, notamment dans le contexte de la prostitution.

 

En France, le réseau Secours-Catholique-Caritas est en première ligne auprès des victimes de la traite. Celles-ci proviennent de plusieurs couches de la société, majoritairement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants, et de plus en plus d’adolescents et d’étudiants repérés et «recrutés» par des réseaux, notamment sur internet. D’où la nécessité de mener un véritable travail de sensibilisation, de prévention et d’information dans les écoles, collèges et lycées.

Il y a quelques années, sous la présidence de François Hollande, un plan national de lutte avait été adopté (2014-2016). Il constituait, certes, une avancée mais plusieurs mesures avaient échoué à être mises en œuvre, faute de moyens.

Aujourd’hui, les associations espèrent qu’un second plan soit adopté, idéalement pour la rentrée. Mais aucune information quant au contenu du projet ne leur a été communiquée, bien qu’elles aient été longuement consultées lors de son élaboration.

L’éclairage de Geneviève Colas, coordinatrice du collectif Ensemble contre la traite des êtres humains pour le Secours Catholique-Caritas France.

Entretien avec Geneviève Colas
30 juillet 2019, 12:35