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Il y a 500 ans mourait Léonard de Vinci, génie universel de la Renaissance

Il fut ingénieur, inventeur, architecte, mais aussi peintre, botaniste, musicien, sculpteur ou mathématicien… Homme aux innombrables talents, passionné par tous les domaines accessibles à l’intelligence humaine, Léonard de Vinci laisse un héritage immense cinq siècles après son existence, qui a laissé son empreinte la plus visible en Italie et en France.

Alessandro Di Bussolo et Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Le 2 mai 1519, au château du Clos-Lucé (alors “manoir de Cloux”), sur les hauteurs de la ville d’Amboise, Léonard de Vinci meurt, après avoir passé les deux dernières années de sa vie dans cette gracieuse demeure de la vallée de la Loire. Hôte du roi de France, il laisse ce dernier dans un profond chagrin. L’amitié qui liait les deux hommes était grande, François Ier manifestant son admiration pour Léonard de Vinci par plusieurs gratifications. Il l’avait nommé «premier peintre, architecte et mécanicien du roi», lui versant une pension annuelle de 5 000 écus. Son mécène confie qu'il ne croyait pas «qu'un homme possédât autant de connaissances».

Le souverain français, homme cultivé et raffiné, connu pour son amour de l’art italien, n’avait pas hésité à ouvrir les portes d’une de ses résidences à «l’homme universel» venu depuis Rome. Léonard de Vinci arrive donc en France en 1516, avec deux assistants artistes-peintres, Francesco Melzi et Salai. Bien qu’affaibli physiquement – une probable thrombose cérébrale lui paralyse la main droite -, Léonard de Vinci continue de mener diverses études et recherches scientifiques. Il travaille par exemple au projet de Romorantin, prévoyant la construction d’une ville nouvelle. Mais la concrétisation de ce chantier pharaonique est rendue caduque par la mort du génie.

Un homme en avance sur son temps

En dépit de plusieurs projets inachevés, l’héritage de Léonard de Vinci est immense. Viennent d’abord à l’esprit de célèbres tableaux: la Vierge aux rochers (vers 1482-1483) et la Cène (1497), l’incontournable Joconde (vers 1503-1507) ou encore la Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne (vers 1508-1510). Dans le domaine de la peinture, il laisse aussi des écrits théoriques, notamment le Traité de la peinture dont l'artiste conçoit le projet vers 1490, et qui sera édité en 1651.

Léonard de Vinci s’intéresse aussi à toutes les branches de la science, comme en témoignent ses écrits et ses étonnants carnets de dessins, dont les châteaux de Windsor, (Angleterre), et du Clos-Lucé détiennent d’importantes collections. Il souhaite atteindre la connaissance totale de l'univers visible, dans ses structures et ses mouvements. Tout en célébrant «la suprême certitude des mathématiques», il est avant tout un «visuel», pour qui l'œil, «fenêtre de l'âme, est la principale voie par laquelle notre intellect peut apprécier pleinement l'œuvre infinie de la nature».

Ses trois domaines de prédilection sont l’anatomie, la mécanique et la vie du globe terrestre. Là encore, ses abondantes notes et ses minutieux croquis révèlent son génie. Dessins d’anatomie comparée, schémas d’inventions balistiques, de chars d'assaut, de ponts et de canaux, projets de machines volantes, études de tourbillons, croquis panoramiques montrant la formation des vallées alpines, analyses de fossiles et de la forme des coquilles… Son sens visionnaire est à la hauteur de sa sagacité.

En 67 ans de vie, Léonard de Vinci se forme à Florence, puis œuvre à Milan au service de la famille Sforza; pour des raisons politiques, il se réfugie ensuite à Venise, revient à Florence, est appelé à Rome auprès des Médicis, puis est invité à rejoindre la cour du roi de France. Un destin italo-français mais un rayonnement universel pour cet homme d’origine modeste, né le 15 avril 1452 à Anchiano, hameau de Vinci, petite ville de Toscane proche de Florence, des amours illégitimes d'un notaire, ser Piero, et d'une paysanne, Caterina.

Avec larousse.fr

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02 mai 2019, 13:35