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Vatican News
Les responsables de groupes armés centrafricains paraphent l'accord de paix, le 5 février 2019. Les responsables de groupes armés centrafricains paraphent l'accord de paix, le 5 février 2019.  (AFP or licensors)

L’accord de paix menacé en Centrafrique

L’accord de paix en République centrafricaine mis à rude épreuve. Mardi 21 mai, 34 civils ont été tués dans le nord-ouest du pays par des combattants du groupe 3R (retour, réclamation, réconciliation). Leur chef, Bi Sidi Souleymane, nommé le 25 mars dernier conseiller spécial militaire auprès du Premier ministre, est sommé de livrer les responsables du massacre.

Xavier Sartre - Cité du Vatican

La Minusca, la mission des Nations unies en Centrafrique, et le gouvernement, ont donné 72 heures au chef du groupe 3R pour livrer les responsables du massacre, survenu dans les villages de Koundjili et de Lemouna. Ils l’ont également sommé dans le même délai de démanteler toutes ses installations et les barrages qu’il a dressés dans la région qu’il occupe.

Un bras de fer est donc engagé entre l’autorité centrale et un des groupes qui tient encore tout un pan du pays. L’enjeu est bien la survie de l’accord du 6 février dernier qui avait soulevé un véritable espoir de paix durable. Or, depuis cette date, peu de progrès ont été accomplis, laissant de nombreux territoires encore sous la coupe des groupes armés.

La crédibilité du gouvernement et sa capacité à assurer l’ordre dans tout le pays sont ainsi mises en cause.

À cela, s’ajoute la crainte d’une reprise des armes par les milices anti-balaka dans le nord-ouest du pays, là où a eu lieu le massacre… D’où l’exhortation du gouvernement à la population à ne pas céder à la tentation des représailles. Les forces armées centrafricaines, les FACA, et les casques bleus, ne sont pas en effet en mesure de faire face à un nouvel embrasement qui mettrait sans doute un point final à l’accord du 6 février.

23 mai 2019, 14:35