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Dans une rue de Bruxelles, Belgique - 24 mai 2019 Dans une rue de Bruxelles, Belgique - 24 mai 2019  (ANSA)

Législatives en Belgique sur fond de crise gouvernementale

Triple scrutin ce dimanche 26 mai en Belgique. Outre leurs députés européens, les électeurs belges vont choisir leurs représentants régionaux et fédéraux. Un vote qui se déroule dans un contexte politique sous tension au niveau fédéral, après l’éclatement en décembre dernier de la coalition gouvernementale.

Entretien réalisé par Delphine Allaire - Cité du Vatican 

En décembre dernier, les nationalistes flamands s’étaient opposés à la signature par la Belgique du Pacte mondial pour des migrations sûres (dit «Pacte de Marrakech»).

Ce désaccord a entraîné la chute du gouvernement du premier ministre Charles Michel qui, faute de majorité à la Chambre des représentants (chambre basse du Parlement fédéral belge), a dû constituer un «gouvernement d’affaires courantes».

Un morcellement du système politique belge qui prédit un nouveau casse-tête pour la formation du gouvernement à l’issue du scrutin…

Un climat politique tendu auquel s’ajoute, selon les estimations des sondages, une montée de l’extrême droite et la percée écologiste dans le pays. À Bruxelles en particulier, les écologistes pourraient arriver en tête avec 23% des voix. Et ils approcheraient les 20% en Wallonie. Pour les élections européennes, ils sont évalués autour de 15%, deux fois plus qu’il y a cinq ans.  

Scrutin plus qu’incertain, qui devrait être toujours aussi géographiquement divisé entre Flandres néerlandophone, à tendance centre-droit, et Wallonie francophone, à tendance centre-gauche.

L’analyse de Régis Dandoy, politologue à l’Université de Gand, dans la région flamande.

Entretien avec Régis Dandoy

 

25 mai 2019, 07:47