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Des partisans de Juan Guaido, à Guatire au Venezuela, le 18 mai 2019, pendant «les pourparlers» d'Oslo entre gouvernement et opposition.  Des partisans de Juan Guaido, à Guatire au Venezuela, le 18 mai 2019, pendant «les pourparlers» d'Oslo entre gouvernement et opposition.   (ANSA)

Au Venezuela, amorce de dialogue entre gouvernement et opposition

Au moment où le Venezuela s’enlise dans une crise politique, économique et sociale, des représentants de l’opposition et du pouvoir se sont rencontrés en Norvège les 16 et 17 mai pour amorcer des discussions. Des pourparlers qui requièrent de la patience, le ministère norvégien des Affaires étrangères fait état de «contacts préliminaires» avec les deux camps dans le cadre d’une «phase exploratoire».

Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican

C’est une crise dont l’issue paraît lointaine: celle du Venezuela, où s’affrontent deux hommes prétendant tenir le pouvoir, Nicolas Maduro et Juan Guaido.

Ces derniers jours, des négociations ont eu lieu en Norvège, à huis clos, dans un endroit tenu secret, entre représentants du pouvoir et de l’opposition. Du côté de Nicolas Maduro, c’est Jorge Rodriguez, le ministre de la Communication qui a fait le déplacement, accompagné du gouverneur de la province de Miranda, l’opposition était, elle, représentée par l’ancien ministre Fernando Martinez Mottola et le vice-président du Parlement, Stalin Gonzales. 

 

Samedi 18 mai, lors d’une célébration en grande pompe devant quelque 6 500 militaires dans l'État d’Aragua, le président Nicolas Maduro se félicitait de la tenue de ces pourparlers, demandant le «soutien de tout le peuple vénézuélien pour avancer sur la voix de la paix». 

Qui tire les ficelles ?

Outre les deux hommes d’État vénézuéliens, le monde entier prend part à cette crise. Les États-Unis en tête, et une cinquantaine d’autre pays en majorité européens, soutenant l’opposant Juan Guaido, la Chine et la Russie soutenant le chef de l’État.

Viennent ensuite de nombreuses organisations internationales, telles que le Groupe International de Contact (GIC) et les Nations-Unies. Créé en février et composé aujourd'hui d'une douzaine de pays, d'Europe et d'Amérique latine, le GIC doit envoyer prochainement des représentants à Caracas. Selon l'ambassadeur péruvien à l'ONU, Gustavo Meza-Cuadra, une réunion devrait être organisée prochainement sur le Venezuela entre le GIC et le Groupe de Lima, qui réunit des pays d'Amérique.

Thomas Posado est docteur en science politique à l’Université Paris VIII, spécialiste du Venezuela, il revient sur les forces en présence au Venezuela.

Entretien avec Thomas Posado, spécialiste du Venezuela à l’Université Paris VIII
20 mai 2019, 07:22