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Vatican News
Manifestations dans les rues d'Alger, le vendredi 10 mai 2019. Manifestations dans les rues d'Alger, le vendredi 10 mai 2019.  (ANSA)

Les manifestations se poursuivent en Algérie

En ce premier vendredi du Ramadan, le jeûne et la chaleur n’ont pas entamé la mobilisation des Algériens. Ils étaient encore des milliers à défiler contre le régime et la présidentielle de juillet.

Marie Duhamel - Cité du Vatican

Des drapeaux autour du cou ou dans les airs pour se protéger aussi du soleil, les tubes de crèmes anti UV qui circulent de mains en mains, un homme qui balaye la foule d’un jet d’eau pour les soulager de la chaleur: les Algériens, solidaires sous 30° Celsius, jeûnent tous les jours depuis lundi, sans eau à boire ni nourriture à manger entre le lever et le coucher du soleil. La fatigue liée au Ramadan n’a pas affaibli le mouvement.

Ce vendredi à Alger,  au départ du cortège, peu après la fin de la grande prière hebdomadaire, la mobilisation semblait forte, les rues noires de monde autour de la Grande Poste, point de ralliement dans la capitale.

Les slogans sont toujours les mêmes : «Dégage Gaïd! Dégage Bédoui ! Dégage Bensalah!». Ils ne veulent plus du chef d'état-major, du Premier ministre et du chef de l'Etat par intérim, considérés comme des proches du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Conscients des lutte de pouvoir au sommet, ils prennent acte des arrestations d’hommes d’affaires ou d’anciens patrons des renseignements, accusés de comploter contre l’armée. Mais ils s’interrogent avec la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme : En dénonçant une conspiration contre elle, l'armée n’est-elle pas en train de faire taire toutes les voix discordantes, celles qui s’opposent au processus de transition? De nombreux Algériens n'acceptent pas ce processus dans sa configuration actuelle, tout comme l'organisation d'une présidentielle anticipée dès le 4 juillet prochain.

10 mai 2019, 17:58