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Militants du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le 8 mars 2019 dans les rues de Bissau. Militants du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le 8 mars 2019 dans les rues de Bissau.   (AFP or licensors)

Guinée-Bissau: des législatives pour résoudre la crise institutionnelle

Les Bissau-Guinéens élisent leur Assemblée nationale dimanche 9 mars pour tenter de dénouer une crise de plus de trois ans entre le président José Mario Vaz et le parti majoritaire.

Propos recueillis par Delphine Allaire - Cité du Vatican

Avant la présidentielle qui se tiendra courant 2019, les Bissau-Guinéens vont élire dimanche leur 102 députés dans un contexte d’instabilité politique accrue et de pauvreté.

La crise au sommet de l'État a éclaté en août 2015 lorsque le président Vaz a limogé son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), la formation historique qui domine la vie politique depuis l'indépendance en 1974, à laquelle le président Vaz appartient également.

Les tensions à la tête de l'Etat inquiètent d'autant plus la communauté internationale que l'élection de José Mario Vaz avait marqué un retour progressif à l'ordre dans ce pays caractérisé par l'instabilité - avec des tentatives de putsch à répétition - qui a favorisé l'implantation de narcotrafiquants sous la protection de hauts gradés.

La Guinée-Bissau fait partie des pays les plus pauvres au monde, classée 177e sur 189 pays, selon l'indice de développement humain du Pnud (classement 2018).

Près de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté (avec moins de 2 dollars par jour) et plus d'un tiers dans l'extrême pauvreté (moins de 1 dollar par jour).

Vincent Foucher, chercheur au CNRS, spécialiste de la Guinée, nous éclaire sur l’état de santé politique de ce pays de moins de 2 millions d’habitants.  

Entretien avec Vincent Foucher, CNRS
09 mars 2019, 11:57