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Une famille trouve refuge sur le toit de sa maison après le passage du cyclone Idai, au Mozambique, dans la région de Beira, le 21 mars 2019. Une famille trouve refuge sur le toit de sa maison après le passage du cyclone Idai, au Mozambique, dans la région de Beira, le 21 mars 2019.  

Cyclone Idai en Afrique australe: le bilan s'aggrave, les secours s'organisent

Après le passage du cyclone Idai au Mozambique, Zimbabwe et Malawi, des centaines de personnes sont mortes et des milliers d’autres ont besoin d’être secourues. Sur place, les secouristes s’activent mais les routes sont coupées et de nombreuses zones restent difficiles d’accès, c’est le cas de la région de Beira au Mozambique, touchée de plein fouet par le cyclone.

Entretien réalisé par Marine Henriot - Cité du Vatican

Territoires dévastés en Afrique australe après le passage du cyclone Idai le 15 mars dernier. Le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi ont été touchés, le bilan des victimes est sans cesse revu à la hausse. «C'est la pire crise humanitaire dans l'histoire récente du Mozambique», a estimé la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), même inquiétude du côté de l’ONU «Cela pourrait être l'une des pires catastrophes naturelles qui ait frappé l'Afrique australe de mémoire d'homme, et nous aurons donc beaucoup à faire», a déclaré son porte-parole. Si le bilan s'élève pour le moment à environ 500 morts, on craint en réalité des milliers de victimes directes et indirectes, notamment avec le risque de malnutrition et d'épidémie.

Une ville quasi effacée de la carte

Les ONG s’activent donc sur place pour apporter des soins et des biens de premières nécessités. MSF (Médecins Sans Frontières) a commencé ses consultations médicales à Beira au Mozambique ce jeudi 21 mars. A Beira, la  deuxième ville du Mozambique, qui compte près d’un demi million d’habitants, la situation est chaotique et la pluie continue de tomber sur les survivants qui n’ont plus que de rares toits pour s’abriter. 90% de la zone autour de la ville a été détruite, l’accès est encore difficile pour les secours.

La priorité est la distribution des soins et la mise en place d’un circuit de distribution de l’eau potable nous explique Gwenola Seroux, responsable des urgences pour Médecins Sans Frontières.

La responsable des urgences à MSF explique la situation à Beira

Pour sa part, le Pape François, à travers le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, a décidé d’envoyer une première contribution de 150 000 euros (50 000 euros pour chaque pays) pour le secours aux populations dans cette première phase d’urgence.

Cette somme, qui se veut une expression immédiate du sentiment de proximité spirituelle et d’encouragement paternel de la part du Saint-Père vis-à-vis des personnes et des territoires touchés, sera répartie en collaboration avec les nonciatures apostoliques entre les régions les plus touchées par la catastrophe, et sera employée dans des œuvres de secours et d’assistance aux personnes et aux territoires. La contribution de ce dicastère pour les populations du Mozambique, du Zimbabwe et du Malawi constitue une partie des aides qui sont en train d’affluer de la part de toute l’Église catholique, et qui impliquent différentes conférences épiscopales et de nombreux organismes de charité.

21 mars 2019, 18:47