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Un robot musicien jouant du piano au Mobile World Congress (MWC) à Barcelone, le 25 février 2019. Un robot musicien jouant du piano au Mobile World Congress (MWC) à Barcelone, le 25 février 2019.   (AFP or licensors)

IA : l’homme, seul vrai responsable

L'Académie pour la Vie est réunie pour son assemblée générale. Scientifiques et ecclésiastiques se retrouvent autour des questions éthiques et anthropologiques créées par l'intelligence artificielle (IA).

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

Roboéthique, personnes, machines et santé : c’est le thème de l’assemblée générale de l’Académie pour la Vie qui fête cette année ses 25 ans. Dans cet atelier réunissant scientifiques et ecclésiastiques, les questions les plus importantes sur les implications éthiques et anthropologiques sont posées pendant deux jours, ce lundi 25 et mardi 26 février. Cette rencontre prépare également celle de l’année prochaine consacrée à l’intelligence artificielle (IA).

La robotique et l’IA représentent deux manières complémentaires d’interpréter la réalité dans laquelle nous vivons et qui interpellent la responsabilité de l’homme. Dans son discours aux participants, lundi, le Pape François a mis en garde contre l’évolution des capacités techniques qui produit un enchaînement dangereux, qui va jusqu’au risque de «remettre la vie à la logique des dispositifs qui en décident la valeur». La machine finit ainsi par «guider l’homme»

Risque d’émancipation des machines ? 

L’une des craintes les plus diffusées est celle de voir les machines, les robots et plus généralement l’intelligence artificielle s’émanciper de l’homme et devenir complètement autonome, la créature échappant ainsi à son créateur. Mais la recherche sur les robots permet aussi d’aider l’homme dans le domaine de la santé avec des résultats probants, notamment dans la chirurgie.

Aude Billard, directrice du Laboratoire d’algorithmes et systèmes d’apprentissage de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en Suisse, travaille notamment sur des robots capables d’aider à mieux comprendre le spectre autistique. Il s’agit en fait d’une caméra non-intrusive placée sur la tête d’un enfant de moins d’un an capable de suivre le regard du bébé. Cela aide notamment à diagnostiquer s’il souffre d’un trouble du spectre de l’autisme.

Aude Billard revient sur ses recherches et sur les risques qui existent vraiment en matière éthique. Le problème reste bien l’homme, et non la machine.

Interview d'Aude Billard
26 février 2019, 07:07