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Vatican News
Le rapport de la mission parlementaire souhaite "dépasser les limites biologiques de la procréation de demain". Le rapport de la mission parlementaire souhaite "dépasser les limites biologiques de la procréation de demain". 

Les députés français ouvrent la porte à la PMA

Dans son rapport publié ce mardi 15 janvier, la mission parlementaire mise en place pour réfléchir à la révision de lois de bioéthique a dessiné les lignes du futur débat parlementaire.

Après plusieurs mois de travaux et de nombreuses auditions de spécialistes (médecins, juristes…), le rapport de la mission d’information sur la révision des lois de bioéthique a été présenté ce mardi 15 janvier, après l’adoption par vote à huis-clos de ses trente-six membres.

Dans ce gros document de 300 pages, soixante propositions y sont faites sur de nombreux thèmes qui regardent notamment la procréation ou la recherche sur les embryons, sujets particulièrement sensibles.

Parmi les thèmes les plus débattus, le rapport préconise d'ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules et de la faire rembourser par la Sécurité Sociale.

Danger d’eugénisme

Concernant la Gestation pour Autrui (GPA), les parlementaires membres de la mission réaffirment leur opposition à sa légalisation, mais préconisent de retranscrire en droit français la filiation des enfants nés par GPA à l’étranger.

Le rapport souhaite aussi assouplir le cadre des recherches sur l'embryon, interdites jusqu'en 2013 et aujourd'hui strictement réglementées. Il préconise notamment la levée de l’interdiction de créer des embryons transgéniques «afin de favoriser la recherche scientifique». Une mesure qui fait craindre des dérives.

Des révisions plus fréquentes

Le rapporteur de la mission, le député LAREM Jean-Louis Touraine, propose aussi de permettre à tous les couples de se soumettre à des tests génétiques avant de concevoir un enfant, afin de pouvoir détecter un certain nombre de maladies génétiques graves.

Dans un communiqué, l'Alliance Vita regrette que, concernant l’extension de la PMA, «le rapporteur opte pour un véritable basculement vers un droit à l’enfant au détriment du droit des enfants à connaître leur père et au mépris de la parité homme-femme dans l’engendrement».  «La dignité humaine n’en sort pas gagnante» regrette son délégué général Tugdula Derville qui relève que ce rapport «a l’avantage de montrer jusqu’à quelles outrances conduit la dérégulation bioéthique qui anime certains». 

15 janvier 2019, 17:17