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Les recherches se poursuivent à Brumadinho, lundi 28 janvier 2019. Les recherches se poursuivent à Brumadinho, lundi 28 janvier 2019.  

Brésil: l’entreprise minière Vale mise en cause après la rupture du barrage

Les recherches se poursuivent, le bilan provisoire grimpe. Désormais 60 morts et plus de 300 disparus sont à déplorer dans la catastrophe de Brumadinho survenue vendredi 25 janvier au sud-est du Brésil.

L’heure est à la constatation des dégâts deux jours après le drame, une rupture de barrage pour raison toujours inconnue.

Chute en bourse

Quoi qu’il en soit la justice brésilienne a débloqué trois milliards de dollars sur les comptes du géant minier brésilien Vale, propriétaire du barrage. Et ce, à titre de réparations des dégâts humains et environnementaux. Le géant minier, réuni lundi 28 janvier en conseil d’administration, a annoncé la suspension des dividendes à ses actionnaires, et des primes à ses cadres après la catastrophe.

L’action de Vale a dans la foulée chuté de 8% à Wall Street. Une entreprise coutumière du fait puisqu’en 2015 une rupture d'un autre de ses barrages avait fait 19 morts et provoqué une catstrophe écologique. «Ils n’en ont pas tiré les leçons», s’insurge aujourd’hui le maire de de Brumadinho.

Armée israélienne

Pour prêter main forte aux autorités locales, une délégation de l’armée israélienne, sollicitée par le président brésilien Jair Bolsonaro, est arrivée sur place dimanche soir. 130 hommes et 16 tonnes de matériel à la tâche pour continuer les recherches.

D'autres catastrophes comme celle de Brumadinho pourraient se produire au Brésil, près de 10% des 450 barrages de l'Etat de Minas Gerais ne disposent pas de conditions de sécurité satisfaisantes, estiment les experts miniers.   

28 janvier 2019, 18:23