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La zone FARC de Buenavista à Mesetas en Colombie, le 14 janvier 2018 lors de la visite d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU. La zone FARC de Buenavista à Mesetas en Colombie, le 14 janvier 2018 lors de la visite d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU.  (AFP or licensors)

En Colombie, le fléau des disparitions forcées

70 ans après la signature de la déclaration universelle des droits de l’Homme, nombreuses sont les situations où ces droits sont bafoués quotidiennement. Parmi ces violations, les disparitions forcées de personnes. Un fléau qui touche particulièrement la Colombie.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

À l’occasion des 70 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme, le dicastère pour le Service du développement humain intégral et l’Université pontificale grégorienne organisent une conférence internationale dont le thème est «Les droits de l’Homme dans le monde contemporain : réussites, oublis et négations». 

Des intervenants du monde entier, de l’Église comme de la société civile, se retrouvent pendant deux jours jusqu’à mardi 11 décembre pour parler de ces droits sous tous leurs aspects: droits politiques, sociaux, environnementaux, et pour dénoncer les menaces qui pèsent sur eux.

Parmi les violations les plus dramatiques, figurent les disparitions forcées de personnes comme en Colombie. Malgré la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et la guérilla des FARC en 2016, des personnes disparaissent toujours à travers le pays, même si leur nombre a diminué. Au cours des quarante dernières années, plus de 83 000 personnes ont disparu.

Disparitions et exécutions extrajudiciaires

Ces personnes ont été victimes de la guerre civile entre le gouvernement et les mouvements rebelles, victimes également de l’action des groupes paramilitaires et des organisations criminelles. Alexandre Herrera, défenseur des droits de l’Homme en Colombie, travaille avec plusieurs organisations colombiennes sur les dossiers des disparitions forcées. Pour lui, l’État a une grande part de responsabilité en tant que garant de la sécurité des citoyens.

Il rappelle aussi que les autorités, au travers de l’armée, ont-elles aussi fait disparaitre des milliers de jeunes gens pour mieux discréditer les guérilleros et légitimer leur politique. Il s’agit des «faux positifs», des exécutions extrajudiciaires, véritable scandale d’État révélé au grand jour en 2008.

Alexandre Herrera revient sur ces disparitions forcées et sur l’engagement de l’Église catholique, et notamment les clarétains, auprès des victimes.

Entretien avec Alexandre Herrera, défenseur des droits de l’Homme en Colombie

 

11 décembre 2018, 07:30