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Andres Manuel Lopez Obrador, nouveau président mexicain, entre en fonction le 1er décembre 2018. Andres Manuel Lopez Obrador, nouveau président mexicain, entre en fonction le 1er décembre 2018.   (ANSA)

Le nouveau président mexicain entre en fonction

L’investiture d’Andres Manuel Lopez Obrador a lieu ce samedi 1er décembre. Jusqu’alors à la tête du Mouvement de Régénération Nationale, il succède à Enrique Peña Nieto, président de la République depuis le 1er décembre 2012. De nombreux défis attendent ce défenseur des pauvres, ancien maire de Mexico, dont le discours est souvent qualifié de «populiste».

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Après avoir remporté 53,2% des suffrages lors du scrutin du 1er juillet dernier, le nouveau président Andres Manuel Lopez Obrador entame son premier mandat ce 1er décembre.

Le pays dont il hérite, pendant 77 ans aux mains du Parti Révolutionnaire Institutionnel, est dans un état préoccupant à plusieurs égards: inégalités croissantes, violence provoquée par les cartels de la drogue, corruption des élites politiques, pauvreté très prégnante. Sur le plan international, le Mexique est au cœur d’une crise migratoire qui implique aussi les pays d’Amérique centrale et les États-Unis. 

 

Andres Manuel Lopez Obrador s’est depuis longtemps impliqué en faveur des pauvres et contre la corruption. Chef de gouvernement de la ville de Mexico de 2000 à 2005, il met en place des programmes sociaux qualifiés de «populistes» par ses adversaires, et dont on lui reproche le coût excessif.

Son mandat présidentiel promet de s’inscrire dans le même sillage. Andres Manuel Lopez Obrador prône un État interventionniste, et veut redistribuer les richesses pour lutter contre les inégalités provoquées par les politiques néolibérales de ces dernières années. Il soulève ainsi des interrogations, concernant notamment le financement des programmes de lutte contre la pauvreté.

Mais le premier dossier qui attend le président mexicain, c’est celui des migrants. Et certainement une sorte de triangle d’incompatibilité entre sa propre politique, les attentes de la population mexicaine, et les décisions de l’imprévisible Donald Trump.

L’analyse de Jean Rivelois, chercheur à l’IRD, enseignant dans les universités Paris I et Paris III, et spécialiste des phénomènes de violence et de corruption au Mexique.

Entretien avec Jean Rivelois, spécialiste du Mexique à l'IRD
30 novembre 2018, 07:02