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Shinzo Abe, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le Premier ministre japonais  (AFP or licensors)

Visite de Shinzo Abe en Chine : un réchauffement stratégique

Le Premier ministre du Japon Shinzo Abe se rend en Chine ce jeudi. La dernière visite officielle d'un chef de gouvernement japonais en Chine remonte à 2011. Un différend territorial oppose en effet les deux pays depuis cette date. Même s’il n’est pas réglé, la situation géopolitique et commerciale a évolué, notamment avec l’arrivée de Donald Trump comme président des États-Unis. Entretien avec une spécialiste du Japon sur les raisons de cette visite «aux intérêts bien compris».

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

En 2012, le gouvernement du Japon rachète à leurs propriétaires japonais des ilots de l’archipel des Senkaku, en mer de Chine orientale. Cette décision provoque la colère des Chinois, car Pékin revendique les ilots depuis 1970. Des manifestations anti-japonaises, parfois violentes, éclatent un peu partout en Chine. Les relations entre les deux pays, déjà dégradées par des contentieux historiques relatifs à la Seconde Guerre mondiale, entrent alors dans une période glaciale.

Fin 2014, on observe un timide dégel avec une une poignée de mains entre Shinzo Abe et le président chinois Xi Jinping. Puis les tensions apparaissent à nouveau. Mais à partir de 2017, la rhétorique s'adoucie, ouvrant la voie à une rencontre bilatérale formelle. Une raison est sans doute à chercher du côté des États-Unis, où Donald Trump persiste à livrer une guerre commerciale aux deux pays, poids lourds de l’économie mondiale. Il y a aussi d’autres intérêts commerciaux majeurs, comme la renaissance d’une route de la soie à travers toute l’Asie et jusqu’en Afrique. L’éclairage de Céline Pajon, chercheuse au centre Asie de l’IFRI, l’Institut Français des Relations Stratégiques.

Écoutez l'entretien avec Céline Pajon

 

25 octobre 2018, 08:05