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La réforme française du lycée supprime l'option grec et latin des prochaines épreuves du baccalauréat. La réforme française du lycée supprime l'option grec et latin des prochaines épreuves du baccalauréat.  (AFP or licensors)

Le grec et le latin, de précieuses disciplines pour le patrimoine européen

En France, un arrêté ministériel concernant la réforme du lycée a été publié cet été, supprimant l’option latin et grec des épreuves du baccalauréat. Une décision qui entérine les lacunes de l’enseignement secondaire dans la promotion des humanités classiques.

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Au lycée, les langues anciennes ne seront plus évaluées au niveau national, mais par les seuls professeurs de première et de terminale, à la faveur d’un contrôle continu à l’année.  Dans un contexte de baisse des élèves et du niveau de leur connaissance technique sur ces matières, Laurent Pernot, directeur de l’Institut de Grec de l’Université de Strasbourg et membre de l’Académie des Belles Lettres, pointe le caractère crucial de préserver ces filières de tout «utilitarisme» dans les parcours d’études «bien qu’il soit légitime».

Cette décision ministérielle interroge également l’avenir de ces disciplines littéraires phares, en tant que patrimoine matériel et immatériel… Entretien des fouilles archéologiques, traductions de littérature antique, de nombreux domaines seraient ainsi touchés par cette baisse de latinistes et d’hellénistes.

Laurent Pernot, directeur de l’Institut de Grec de l’Université de Strasbourg et membre de l’Académie des Belles Lettres, nous rappelle ces enjeux.

Laurent Pernot, directeur de l’Institut de Grec de l’Université de Strasbourg
03 septembre 2018, 08:43