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Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, serre la main de son rival, Rieck Machar, à Kampala, le 7 juillet dernier Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, serre la main de son rival, Rieck Machar, à Kampala, le 7 juillet dernier  (AFP or licensors)

Soudan du Sud: le gouvernement et les rebelles signent un accord

Un accord de partage du pouvoir a été signé à Khartoum entre les sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar. Il prévoit la création d’un gouvernement d’unité nationale entre les deux principales factions qui déchirent le Soudan du Sud depuis fin 2013. Entretien avec Gérard Prunier, ancien chercheur au CNRS.

Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

Cela faisait plusieurs semaines que les représentants des deux principaux chefs de guerre sud-soudanais discutaient à Khartoum, la capitale du Soudan. Dimanche 5 août, dans la soirée, Salva Kiir, président du Soudan du Sud, et son vice-président, Riek Machar, ont signé un accord de partage de pouvoir. Le texte prévoit la création d’un gouvernement d’unité nationale et le retour de Riek Machar au poste de vice-président.

D’autres discussions doivent avoir lieu pour finaliser un accord de paix définitif qui mette fin à la guerre civile qui ravage le plus jeune État de la planète depuis près de cinq ans. Deux millions de Sud-Soudanais ont trouvé refuge à l’étranger, et deux millions sont déplacés au sein des frontières nationales.

Le gouvernement d’union, qui doit être mis en place après la signature de l’accord final, sera composé de 35 ministres – 20 du groupe de Salva Kiir, neuf de Riek Machar, le reste représentant les autres groupes – et dirigera le pays pendant trente-six mois.

Second accord de ce type

Ce n’est pas la première fois qu’un tel accord est signé. En 2015, les deux belligérants en avaient signé un similaire mais il avait volé en éclat après une bataille à l’issue de laquelle Riek Machar était parti en exil. C’est dire la fragilité de ce texte. C’est pourquoi le chef rebelle a demandé à l’IGAD, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, impliquée dans les négociations, de bien s’assurer de la mise en œuvre de l’accord.

Entretien avec Gérard Prunier, ancien chercheur au CNRS

 

06 août 2018, 17:21