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Dans la région de Bhopal, en Inde, des citernes apportent l'eau potable aux populations Dans la région de Bhopal, en Inde, des citernes apportent l'eau potable aux populations  (AFP or licensors)

La crise de l’eau est d’abord une crise de gouvernance

Cette semaine se tient la semaine mondiale de l’eau, l’occasion pour les acteurs scientifiques, politiques et le monde des affaires se recentrer autour d’une thématique essentielle. Car si l’eau ne manque pas dans le monde, 748 millions de personnes sont privées d’eau potable au quotidien.

Marine Henriot - Cité du Vatican

«Il y a suffisament d’eau sur la planète, mais elle est très inégalement répartie», les propos d’Aziza Akhmouch, créatrice et directrice du programme de gouvernance de l’eau de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), ont le mérite d’être clairs. 75% du globe est couvert d’eau, pour autant, 748 millions de personnes sont privées d’eau potable ; une situation qui va s’aggraver dans le futur. En 2055, la demande en eau des agriculteurs, des industriels, des usagers domestiques, mais aussi pour l’énergie va augmenter de 55% en moyenne. «On estime que 4 milliards de personnes seront alors en situation de stress hydrique», éclaire Aziza Akhmouch. Des besoins en constante croissante, qui vont créer des tensions de plus en plus fortes entre les différents usagers de l’eau, dans les pays développés comme ceux en développement.

Des solutions connues mais non appliquées

Lorsqu’il évoquait la journée de prière pour le soin à la création qui se tient le samedi 1er septembre, le Pape François a pris le temps de rappeler la préciosité de l’or bleu, «bien primaire à protéger et à mettre à disposition de tous».

A mettre à disposition de tous, c’est bien là l’enjeu. Car les réserves d’eau ne manquent pas, explique la directrice du programme de gouvernance de l’eau, mais il s’agit de mettre en place des politiques justes, pour une répartition équitable. Si certaines régions souffrent du manque d’eau, récemment la ville du Cap en Afrique du Sud a échappé de peu à une pénurie d’eau, c’est d’abord lié à une crise de gouvernance. En effet, «les solutions existent et sont connues».

Quelles sont les lignes directrices pour une gestion saine de l’eau, les pays en développement sont-ils épargnés ? Retrouvez en podcast les réponses d’Aziza Akhmouch, créatrice et directrice du programme de gouvernance de l’eau de l’OCDE.

Aziza Akhmouch, directrice du programme de gouvernance de l’eau de l’OCDE
31 août 2018, 06:20