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Le pont Morandi de l'autoroute A10 s'est écroulé mardi 14 août 2018 à Gênes faisant des dizaines de victimes. Le pont Morandi de l'autoroute A10 s'est écroulé mardi 14 août 2018 à Gênes faisant des dizaines de victimes.  (ANSA)

L’Italie décrète un an d’état d’urgence pour la ville de Gênes

L’Italie toujours sous le choc 48 heures après l’effondrement spectaculaire, mardi 14 août, du pont Morandi à Gênes. Depuis, secours et services de sécurité s’activent. Le bilan des victimes s’élève à 39 morts. Mais après l’émotion vient le temps de la gestion de cette tragédie. Le gouvernement italien a annoncé une série de mesures concrètes.

Blandine Hugonnet – Cité du Vatican

La mesure la plus symbolique annoncée mercredi après-midi lors d’un Conseil des ministres extraordinaires à Gênes, c’est l’état d’urgence décrété pour une durée d'un an.

Cet état d’urgence crée un cadre réglementé qui permet de débloquer cinq millions d’euros d’aides pour les premières interventions d’urgence, et notamment pour l’assistance aux plus de 600 personnes qui ont été évacuées de la zone sinistrée. Ce sont les habitants des immeubles situés entre les piliers encore debout du pont Morandi.

La structure du viaduc étant encore fragile, le maire de Gênes prévoit même de démolir ces logements par sécurité. Au moins 300 familles sont pour l’instant accueillies dans les églises qui ont ouvert leurs portes et des hôtels qui mettent des chambres à disposition.

Jour de deuil national

Le gouvernement italien pense bien sûr aux victimes de l’accident et à leurs proches. Une journée de deuil national a été annoncée par le Président du Conseil, Giuseppe Conte. Elle devrait avoir lieu le jour des funérailles nationales ce samedi. Une cérémonie, prévue dans un pavillon du Palais des Congrès de la capitale de la Ligurie, sera présidée à 11h par l’archevêque de Gênes, le cardinal Angelo Bagnasco. Tout le gouvernement devrait faire le déplacement, ainsi que le président de la République italienne Sergio Mattarella.

Un signe d’unité face à cette tragédie, mais le ton de l’exécutif reste offensif. Il veut avant tout punir les coupables. Une procédure a été lancée pour révoquer le concessionnaire privé Autostrade per l’Italia qui gère ce pont Morandi. Il est accusé d’avoir négligé son entretien.

Le concessionnaire contrôlé par le groupe Benetton se défend des accusations. Il assure avoir toujours rempli ses obligations en matière de contrôle du pont. La société s’est aussi dite prête à reconstruire ce viaduc en seulement 5 mois.

16 août 2018, 11:07