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Le leader de l'opposition malienne Soumaïla Cissé, appelle ses partisans à se mobiliser le 13 août 2018 à Bamako. Le leader de l'opposition malienne Soumaïla Cissé, appelle ses partisans à se mobiliser le 13 août 2018 à Bamako.  (AFP or licensors)

Au Mali, le candidat de l'opposition dénonce les fraudes

Au Mali, les résultats du second tour de l’élection présidentielle de dimanche dernier ne sont pas encore tombés. Mais cela n’empêche pas le candidat de l'opposition de les rejeter à l’avance. Depuis son siège de campagne, Soumaïla Cissé a dénoncé lundi des fraudes et a appelé à la mobilisation du peuple malien.

Blandine Hugonnet – Cité du Vatican

Au lendemain du second tour de la présidentielle, devant ses militants Soumaila Cissé a lancé un appel à tous les Maliens, à se lever contre « la dictature de la fraude ». Pour cette figure de l’opposition, ancien ministre des Finances, son parti était crédité de plus de 51% des voix en sortie des urnes dimanche. Mais il accuse le pouvoir d'avoir saboté le système qui permet de comptabiliser les suffrages. Sur place, des journalistes étrangers ont d’ailleurs constaté que des procès-verbaux électoraux ont été pré-remplis et signés avant la fin du vote dans certains bureaux de vote de la capitale.

Pour l’heure, pour savoir qui du président sortant et favori Ibrahim Boubacar Keïta ou de l’opposant Soumaïla Cissé, prendra la tête du Mali, il faudra attendre les résultats officiels de la Cour constitutionnelle, en milieu de semaine. Mais qu’importe, l’adversaire d’IBK a d’ores et déjà annoncé son rejet du verdict.

L'enjeu sécuritaire

Pourtant, le scrutin du second tour s’est déroulé dans de meilleures conditions que le premier, fin juillet. C’est ce qu’ont assuré les services de sécurité maliens qui avaient déployés 6000 militaires de plus. Seuls 2% des bureaux de vote n'ont pas pu ouvrir dimanche, soit moitié moins que le 29 juillet, la plupart dans la région de Mopti dans le centre, et vers Tombouctou dans le nord. Deux zones toujours frappées par des violences liées à des groupes djihadistes.

La sécurité au Mali et au Sahel, c’est bien un des enjeux principaux de cette présidentielle. D’ailleurs, quel que soit le nom qui sortira des urnes, le vainqueur qui entrera en fonctions début septembre aura la même charge à porter. Celle de relancer un accord de paix conclu en 2015 avec l'ancienne-rébellion touareg du nord du pays.

14 août 2018, 10:24